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Russie : le Kremlin pose deux «lignes rouges» qui pourraient l'amener à une guerre avec l'Europe

La Russie serait «déjà préparée aux réponses adaptées» à l'encontre de mesure militaire européenne, selon l'un de ses ministres les plus éminents. [© REUTERS]

Si Sergeï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, a répété que «la Russie n'avait pas d'intention d'entrer en guerre contre l'Europe», il a souligné les deux conditions sans lesquelles une paix entre le continent et la Russie resterait fragile.

Un discours menaçant et intimidant. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, n'a pas mâché ses mots au sujet de l'Europe, qu'il accuse d'avoir une attitude «ouvertement destructrice» dans l'optique d'une obtention d'une paix entre Moscou et Kiev.

Après avoir, au contraire, félicité Donald Trump pour son aide dans la quête d'une paix sur le front russo-ukrainien, l'ancien représentant permanent de la Russie au conseil de sécurité de l'ONU a défini les deux «lignes rouges» qui pourraient pousser la Russie a déclencher une attaque contre certains pays européens.

«Comme le président Vladimir Poutine a insisté, nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre avec l'Europe. Nous n'en avons aucune envie. Mais nous répondrons à toute action hostile, notamment le déploiement d'armée européenne en Ukraine et l'expropriation de territoires russes», a expliqué celui qui est en poste depuis mars 2004.

Sergeï Lavrov est ministre des Affaires étrangères de Russie depuis 2004 © REUTERS

La Russie «déjà préparée aux réponses adaptées»

Sergeï Lavrov a même prévenu que son pays était «déjà préparé aux réponses adaptées» au cas où des contingents de l'OTAN venaient à renforcer les forces ukrainiennes. «La diplomatie russe comprend parfaitement les enjeux» d'une telle menace, a-t-il repris. «Nous travaillons pour accompagner les efforts du président Vladimir Poutine à assurer la sécurité russe au niveau de ses frontières ouest», a-t-il finalement ajouté.

Comme le rapportent certains médias outre-Manche comme le Daily Mirror, ce vendredi, cette déclaration intervient alors qu'un soldat britannique est décédé en Ukraine au moment où il assistait au test d'une nouvelle arme défensive mise au point par Kiev.

Le Royaume-Uni a reconnu qu'un «petit nombre» de soldats du pays était actuellement sur le sol ukrainien, notamment pour satisfaire la sécurité des diplomates britanniques mais aussi pour supporter les efforts militaires du pays de Volodymyr Zelensky.

Sergueï Karaganov : «le véritable adversaire russe est bien l'Europe»

Dans le même temps, le très influent politologue russe Sergueï Karaganov a déclaré dans un entretien traduit par Le Grand Continent que «la guerre avait déjà commencé et que le véritable adversaire russe est bien l'Europe et non la malheureuse Ukraine, misérable et manipulée».

«N'étant pas président, je peux dire que cette guerre ne prendra fin que lorsque nous aurons infligé à l'Europe une défaite morale et politique. L'Europe est redevenue l'expression la plus absolue du mal qui ronge l'humanité. Elle finira par se désagréger et redevenir ce qu'elle a toujours été : un dépotoir d'États qui se font la guerre en permanence», a-t-il lancé à la télévision russe, il y a plusieurs jours.

Pire encore, le penseur russe a terminé son discours en menaçant : «J'espère que nous n'aurons pas à les ramener à la raison en employant pour cela l'arme la plus terrible qui soit».

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