Le navire britannique lanceur de missiles HMS Dragon ne prendra la mer que «la semaine prochaine» pour rejoindre la Méditerranée orientale, où il doit contribuer à protéger les alliés du Royaume-Uni et les bases britanniques à Chypre, a indiqué ce mercredi un responsable occidental.
Un départ reporté. Alors que le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé l'envoi du HMS Dragon, un destroyer de type T45 de la Royal Navy, et de deux hélicoptères Wildcat après les attaques de drones visant plusieurs pays de la région, ainsi qu’une base militaire britannique à Chypre, le navire ne prendra la mer que «la semaine prochaine» pour des raisons logistiques.
Le navire «va être réapprovisionné en munitions» et «prendra la mer la semaine prochaine», a indiqué à des journalistes un responsable occidental sous couvert d'anonymat, alors que certains au Royaume-Uni déplorent la lenteur du gouvernement à mobiliser des moyens de défense supplémentaires dans la région. Les Britanniques sont notamment préoccupés par l’attaque de drone survenue dans la nuit de dimanche à lundi sur la base militaire britannique d'Akrotiri à Chypre.
«Le seul navire que nous envoyons est toujours à Portsmouth. Ce n'est pas suffisant», a fustigé la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch en interpellant Keir Starmer au Parlement ce mercredi. «Pourquoi demande-t-il à nos alliés de faire ce que nous devrions faire nous-mêmes ?», a-t-elle interrogé, alors que la France a annoncé l'envoi du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée, et de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens l'envoi à Chypre.
Refus d'une coopération avec les États-Unis
Keir Starmer est aussi critiqué par les conservateurs pour avoir refusé dans un premier temps aux Etats-Unis l'utilisation de bases militaires britanniques pour mener des frappes contre l'Iran. Il a finalement donné son accord dimanche soir pour que Washington utilise les bases de Diego Garcia dans l'océan Indien et de Fairford dans le sud-ouest de l'Angleterre pour frapper des sites de missiles iraniens, après que plusieurs pays du Golfe ont été visés par des ripostes iraniennes.
A ce stade, «les bombardiers américains n'ont pas utilisé Diego Garcia et Fairford pour lancer des missions», a précisé une autre source occidentale, ajoutant qu'elle s'attendait à ce qu'ils le fassent «dans les prochains jours». Par ailleurs, le drone ayant frappé la base d'Akrotiri dans la nuit de dimanche à lundi «n’a pas été lancé depuis l'Iran», a indiqué un autre responsable sous couvert d'anonymat, sans préciser d'où il était parti. Deux autres drones ont ensuite également été interceptés.
Une source gouvernementale chypriote avait affirmé lundi que ces drones avaient été lancés depuis le Liban, «très probablement» par le Hezbollah, allié historique de l'Iran au Moyen-Orient.