Donald Trump s'est exprimé ce lundi 9 mars au sujet de la guerre en Iran. Lors d'une conférence de presse tenue en Floride, le président américain a précisé que le conflit était «très en avance» sur le calendrier, faisant valoir que l’Iran n’avait plus de «marine» ni de «communications» ou de «force aérienne».
Il aura fallu attendre 10 jours de conflit pour que Donald Trump prenne la parole sur la guerre en Iran. Ce lundi 9 mars, le président américain s'est exprimé lors d'une conférence de presse, décrivant l'opération «Fureur épique» comme «une petite excursion».
«Toutes les forces iraniennes» anéanties
Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la totalité des capacités militaires de l'Iran avait été détruite par les Etats-Unis. L'armée américaine a annoncé avoir frappé plus de 5.000 cibles au cours des dix derniers jours, dont «51 navires de guerre» coulés, a précisé le chef d'Etat.
Les forces américaines ont également ciblé les systèmes de défense aérienne de Téhéran, ses installations de missiles balistiques, ses sites de production de missiles et de drones ainsi que ses réseaux militaires de communication.
President Trump Holds a Press Conference, Mar. 9, 2026 https://t.co/S66jFeFxFP
— The White House (@WhiteHouse) March 9, 2026
«Ils avaient des milliers et des milliers de missiles qui ont été détruits, a affirmé Donald Trump. Leur ambition était de conquérir le Moyen-Orient et de détruire Israël. Nous avons mis un terme à leurs opérations.»
Qualifiant la guerre en Iran de «petite excursion», le président américain a assuré qu'elle serait «très bientôt terminée». «Tout ce qu'ils avaient nous l'avons détruit, a-t-il insisté. Y compris leur leadership : deux échelons de dirigeants iraniens ont été éliminés.»
LEVÉE DES SANCTIONS sur le pétrole
«Nous nous concentrons pour que l'énergie et le pétrole continuent de circuler dans le monde», a promis Donald Trump. Alors que l'approvisionnement en or noir de nombreux pays est entravé par le blocage du détroit d'Ormuz, le président américain a menacé de frapper l'Iran «beaucoup plus fort» si la situation venait à s'aggraver.
«Je ne laisserai pas un régime terroriste tenir le monde en otage et tenter de stopper l'offre mondiale de pétrole, a-t-il prévenu. S'ils veulent jouer à ce jeu... ils feraient mieux de ne pas jouer à ce jeu.»
«Nous (les Etats-Unis, ndlr) avons le Venezuela qui est un partenaire et une source de gaz et de pétrole formidable. Nous sommes en excellente posture mais ce n'est pas le cas des autres pays du monde», a déclaré Donald Trump.
Assurant que son pays «protège le monde entier», il a promis de lever les sanctions sur le pétrole en vigueur dans «certains pays», «afin de réduire les prix». «Nous allons les lever jusqu'à ce que ça s'arrange. Après, qui sait ? Peut-être que nous n'aurons pas à les remettre. Il y aura tellement de paix», a-t-il poursuivi.
La frappe sur une école iranienne
Au premier jour de la guerre en Iran, une frappe a touché une école de la ville de Minab et fait plus de 150 morts selon Téhéran. L'Unicef a rapporté vendredi un bilan de 168 élèves tués, dont une majorité «d'écolières âgées de 7 à 12 ans».
Une enquête du New York Times a pointé la responsabilité d'un missile Tomahawk, de fabrication américaine. Interrogé à ce sujet ce lundi, Donald Trump a répondu que le Tomahawk «est vendu et utilisé par d'autres pays», dont l'Iran. Ce modèle de missile «est très générique et vendu à l'étranger», a-t-il assuré, avant d'indiquer qu'une enquête sur cette frappe était «en cours».