Ce jeudi 12 mars, trois marins seraient toujours coincés dans la salle des machines d’un vraquier thaïlandais visé par une attaque iranienne dans le détroit d’Ormuz le 11 mars.
Au treizième jour de la guerre en Iran, les affrontements se poursuivent autour du détroit d’Ormuz.
Mercredi 11 janvier, un navire thaïlandais, le vraquier Mayuree Naree, a été «frappé par deux projectiles d’origine inconnue» qui «ont endommagé la salle des machines du navire et provoqué un incendie», a indiqué le soir même l’armateur Precious Shipping.
Des photos transmises par la marine thaïlandaise montrent une épaisse fumée noire s’élevant de l’arrière du bâtiment, autour duquel dérivent plusieurs canots de sauvetage. Au total, vingt marins, tous de nationalité thaïlandaise, ont été évacués et se trouvent désormais à terre, à Oman.
Toutefois, au lendemain de cette attaque, il semble que trois membres d’équipage du vraquier soient toujours portés disparus. Selon l’armateur, ils pourraient être «piégés dans la salle des machines».
«Nous n’avons toujours pas réussi à faire monter quelqu’un à bord, même si l’incendie a été éteint. Nous explorons différentes options pour y parvenir», a déclaré à l’AFP son directeur général, Khalid Hashim.
«Ils ont ignoré les avertissements»
Juste après l’attaque, les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé être responsables des frappes ayant visé le Mayuree Naree, ainsi qu’un navire battant pavillon libérien, après que ces derniers ont «ignoré les avertissements».
«Tout navire souhaitant passer» par le détroit d’Ormuz «doit obtenir l’autorisation de l’Iran», a écrit sur X le commandant des forces navales iraniennes, Alireza Tangsiri.
De son côté, le gouvernement thaïlandais a dénoncé «les violences commises à l’encontre des navires commerciaux». Lors d’un point presse, le porte-parole adjoint du ministère thaïlandais des Affaires étrangères, Panidol Patchimsawat, a ajouté que tout était mis en œuvre «pour retrouver les trois personnes disparues».