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Après le Japon, Emmanuel Macron poursuit sa tournée asiatique en Corée du Sud

Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont en Corée du Sud pour deux jours. [Yonhap via REUTERS]

Le président français est arrivé ce jeudi à Séoul en provenance de Tokyo pour une visite d'État de deux jours, durant laquelle il doit notamment rencontrer son homologue sud-coréen Lee Jae Myung.

La deuxième étape de sa tournée asiatique. Après s'être rendu au Japon pour y rencontrer l'empereur Naruhito et l'impératrice Masako, ainsi que la Première ministre Sanae Takaichi, Emmanuel Macron, accompagné de sa femme Brigitte, se trouve à Séoul ce jeudi. Le président de la République a été accueilli à la base aérienne de Seongnam, au sud de Séoul, par des archers en tenue traditionnelle jaune-or et noire et par une salve de coups de canon.

Il s'agit d'un voyage très symbolique à plus d'un titre. D'une part, c'est la première fois depuis quinze ans qu'un président français se rend en visite officielle en Corée du Sud. D'autre part, cette année 2026 marque les 140 ans de relation diplomatique entre les deux pays.

Le président français a commencé par visiter le Mémorial de la Guerre de Corée, où il a déposé une gerbe de fleurs et s'est recueilli devant une plaque commémorative en l'honneur des plus de 270 soldats français tués sur les 3.400 engagés dans ce conflit qui a frappé la péninsule coréenne de 1950 à 1953. 

Il a ensuite échangé pendant quelques instants avec un ancien combattant coréen ayant combattu au sein du bataillon français. Emmanuel Macron se rendra ensuite à la Maison Bleue, résidence présidentielle sud-coréenne qui se trouve dans la capitale Séoul, pour un dîner de travail, où il devrait notamment être question de la guerre en Iran.

Entretiens formels et k-pop au programme

Le programme de vendredi sera plus chargé pour le président français, avec notamment un entretien plus formel avec son homologue sud-coréen Lee Jae Myung, puis un déjeuner d'état, qui sera suivi d'une rencontre avec des étudiants de l'université de Yonsei. 

Il échangera ensuite avec des investisseurs sud-coréens, notamment les dirigeants de Samsung ou Hyundai Motor.

Avant de repartir pour Paris, le président Macron inaugurera le Centre Pompidou Hanwha Séoul, puis il dînera avec des représentants de la K-pop, instrument du «soft power» sud-coréen.

Un partenariat stratégique

Le président Lee Jae Myung a publié une tribune auprès de nos confrères du Figaro, dans laquelle il estime que les partenariats existants entre ces deux «démocraties partageant des valeurs communes ne sont plus simplement souhaitables : ils sont devenus une nécessité stratégique».

Il appelle notamment à «une coordination stratégique approfondie» dans «des domaines-clés tels que l'intelligence artificielle, le nucléaire, les technologies de l’hydrogène ou l’industrie spatiale».

Très dépendants du pétrole importé du Moyen-Orient, la Corée du Sud et le Japon sont affectés par la fermeture du détroit d'Ormuz. Ils figurent ainsi, aux côtés de la France, parmi la vingtaine de pays signataires de la déclaration selon laquelle ils seraient «prêts à contribuer aux efforts» pour libérer le détroit d'Ormuz.

Lors de sa visite au Japon, Emmanuel Macron avait déjà mis en lumière les convergences stratégiques entre la France et ses partenaires asiatiques, afin d'éviter de «dépendre de puissances hégémoniques», et «parfois un peu imprévisibles», faisant référence aux États-Unis et à la Chine. Un message qui sera sans aucun doute réitéré auprès de son homologue sud-coréen.

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