Les forces armées iraniennes ont rejeté samedi soir le nouvel ultimatum de Donald Trump exigeant le déblocage du détroit d'Ormuz sous 48 heures, en jugeant "stupides" ses menaces de "déchaîner les enfers" sur l'Iran.
"Le président américain agressif et belliqueux, après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens" de l'Iran, a affirmé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes, cité par la télévision d'Etat sur Telegram.
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Cinq personnes sont mortes dans des frappes israélo-américaines sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, a annoncé samedi un haut responsable iranien.
"Cinq personnes sont mortes en martyres à la suite de l'attaque des ennemis américano-sionistes sur des entreprises situées dans la zone économique spéciale pétrochimique de Mahshahr", dans la province de Khouzestan, a déclaré le gouverneur adjoint de la région, Valiollah Hayati, cité par l'agence iranienne Isna, sans davantage de détails sur l'identité des victimes.
La société américaine Planet Labs PBC a annoncé samedi à ses clients se conformer à une demande du gouvernement américain de ne plus publier pour un temps indéfini ses images satellite haute résolution liées au conflit au Moyen-Orient.
"Avec effect retroactif au 9 mars", Planet va modifier son modèle d'accès, "prolongeant le délai de publication pour toute nouvelle image se situant à l'intérieur de l'aire d'intérêt désignée", indique le message reçu par l'AFP.
Lors d'une précédente annonce cette aire désignait "l'ensemble de l'Iran et les bases alliées à proximité, en plus des États du Golfe et des zones de conflit déjà existantes".
La société "publiera des images au cas par cas" notamment pour des cas urgents ou dans l'intérêt du public, précise Planet, prévoyant d'appliquer cette règle jusqu'à la fin du conflit.
L'armée israélienne a annoncé samedi soir avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen en direction d'Israël, précisant que ses systèmes de défense aérienne étaient en cours d'activation pour l'intercepter.
"L'armée israélienne a identifié le tir d'un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien, et les systèmes de défense aérienne sont en cours d'activation pour intercepter la menace", indique un communiqué militaire.
Il s'agit du cinquième tir en provenance du Yémen depuis le début de la guerre déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran. Les rebelles houthis sont entrés la semaine dernière dans le conflit en soutien à leur allié iranien.
L'Iran a annoncé samedi que les navires irakiens pouvaient librement traverser le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique presque totalement bloquée par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
"Nous annonçons que l'Irak, notre pays frère, n'est pas soumis aux restrictions que nous avons imposées sur le détroit d'Ormuz, et que ces restrictions ne s'appliquent qu'aux pays ennemis", a déclaré le porte-parole du commandement des forces armées iraniennes, Ebrahim Zolfaghari, cité par la télévision d'Etat.
L'armée israélienne a annoncé la mort d'un de ses soldats tué "au combat" samedi dans le sud du Liban, où s'affrontent depuis plus d'un mois Israël et le mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran.
"Le sergent-chef Guy Ludar, 21 ans (...), est tombé au combat dans le sud du Liban", indique un court communiqué militaire. Ce décès porte à 11 le nombre de soldats israéliens tués dans le sud du Liban depuis le 2 mars, date de la reprise des hostilités avec le Hezbollah.
Au moins six explosions ont été entendues samedi en fin d'après-midi à Jérusalem, après la détection de nouveaux missiles tirés depuis l'Iran, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Plusieurs tirs de missiles iraniens ont plus tôt dans la journée blessé cinq personnes à Tel-Aviv et dans le centre d'Israël et causé des dégâts matériels, selon les secours israéliens, plus d'un mois après le début de la guerre déclenchée par une offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Le conflit actuel au Moyen-Orient "présente un risque grave" pour l'Afrique où il risque de faire exploser le coût de la vie, avertissent l'Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD) et des institutions onusiennes dans un rapport reçu samedi par l'AFP.
Le Moyen-Orient représente 15,8% des importations de l'Afrique et 10,9% de ses exportations, rappellent l'UA, la BAD, le Programme de l'ONU pour le Développement (Pnud) et la Commission économique des Nations-unies pour l'Afrique (Uneca) dans ce document.
Le département d'Etat américain a annoncé samedi avoir arrêté aux Etats-Unis la nièce et la petite-nièce du général iranien Qassem Soleimani, tué en 2020 par une frappe de drone ordonnée par Donald Trump.
"La nuit dernière, la nièce et petite-nièce du général du corps des Gardiens de la Révolution Qassem Soleimani ont été arrêtées par des agents fédéraux à la suite de la révocation par le secrétaire d'Etat Marco Rubio de leur statut de résident permanent", a déclaré un porte-parole du département d'Etat dans un communiqué, identifiant cette nièce comme Hamideh Soleimani Afshar et l'accusant de soutenir ouvertement la République islamique.
Donald Trump a donné samedi "48 heures" à l'Iran pour conclure un accord avec Washington ou rouvrir le détroit d'Ormuz, sans quoi les Etats-Unis déchaîneraient "les enfers sur eux".
"Vous vous souvenez quand j'ai donné 10 jours à l'Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détrait d'Ormuz. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux. Gloire à dieu !", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social en ce week-end pascal.
La Russie a commencé samedi l'évacuation de 198 employés supplémentaires de la centrale de Bouchehr en Iran, après une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale samedi, "fermement" condamnée par Moscou.
"La principale vague d'évacuation des employés de Rosatom d'Iran a commencé aujourd'hui comme prévu", a déclaré directeur général de Rosatom Alexeï Likhatchev cité par l'agence Tass.
Les bus transportant "198 personnes" sont partis vers la frontière arménienne "à peu près 20 minutes après" une nouvelle frappe sur le secteur de la centrale nucléaire, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il s'agissait de "la plus grosse évacuation" du personnel russe de cette centrale depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Plus de 30 universités ont été visées en Iran depuis le début de la guerre avec les Etats-Unis et Israël, fin février, a déclaré samedi le ministre iranien des Sciences.
Après des frappes contre des universités, Téhéran avait menacé de s'en prendre en représailles aux universités américaines au Moyen-Orient.
En Iran, "plus de 30 universités ont été directement ciblées" depuis le 28 février, a indiqué le ministre Hossein Simai Sarraf, lors d'une visite à l'université Shahid Beheshti, dans le nord de Téhéran.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont dit samedi avoir visé par une attaque au drone dans le détroit d'Ormuz un navire lié à Israël, qui a pris feu.
"Un drone a frappé un navire (...) lié au régime sioniste dans le détroit d'Ormuz", qui "a pris feu", ont indiqué les forces navales des Gardiens sur X, identifiant le bateau comme le MSC Ishyka.
L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi les habitants de plusieurs secteurs de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, à évacuer, avertissant qu'elle s'apprêtait à agir contre le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.
Dans un message publié sur Telegram, un porte-parole en langue arabe de l'armée, le colonel Avichay Adraee, a lancé un "avertissement urgent aux habitants" de Tyr ainsi que d'autres localités de la région, appelant les civils à se diriger vers le nord du fleuve Zahrani, situé à plusieurs dizaines de kilomètres de la frontière entre Israël et le Liban. Peu auparavant, un hôpital de Tyr, importante ville côtière inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, avait été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes visant des bâtiments à proximité, selon des sources locales.
Une frappe américano-israélienne a touché samedi le secteur de la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, tuant un agent de sécurité mais sans endommager les installations, a rapporté un média d'Etat.
"A la suite des attaques criminelles américano-sionistes, ce samedi matin (...), un projectile a touché une zone proche de la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud-ouest", a indiqué l'agence officielle Irna. Elle a ajouté qu'un agent de sécurité du site avait été tué, tout en précisant qu'aucun dommage n'avait été recensé sur les installations.
Des frappes israélo-américaines ont visé samedi matin un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, ont indiqué des agences de presse locales, au moment où la guerre au Moyen-Orient entrait dans sa sixième semaine.
"Des explosions puissantes ont eu lieu dans la zone pétrochimique spéciale de Mahshahr", dans la province de Khouzestan, a rapporté l'agence Fars, citant le gouverneur adjoint de la région, non nommé. Selon Fars, l'"attaque israélo-américaine" a frappé trois entreprises dans le secteur, tandis que "l'étendue des dégâts reste inconnue", a indiqué l'agence Tasnim.
Les autorités iraniennes ont exécuté samedi deux hommes condamnés pour appartenance à un groupe d'opposition interdit et actions de déstabilisation destinées à renverser le pouvoir, a annoncé le pouvoir judiciaire. Ces exécutions sont les dernières en date visant les Moudjahidines du peuple (MEK), dont quatre autres membres ont été pendus cette semaine.
"Abolhassan Montazer et Vahid Baniamerian (...) ont été pendus après leur procès et la Cour suprême a confirmé leur peine", a rapporté le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire
Selon les derniers chiffres du Pentagone, 365 soldats américains ont été blessés depuis le début de la guerre. 247 d'entre eux appartenaient à l'armée de terre. Depuis le 28 février, 13 militaires américains ont également perdu la vie.
Les trois Casques bleus blessés vendredi dans une explosion dans le sud du Liban vendredi sont de nationalité indonésienne, ont indiqué les Nations Unies, quelques jours après la mort au Liban également de trois autres Casques bleus du même pays.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué que l’explosion s’était produite à l’intérieur d’une installation de l’ONU près d’El Adeisse, blessant trois Casques bleus transportés d’urgence à l’hôpital.
Un journaliste de l'AFP a entendu samedi matin plusieurs détonations depuis le nord de Téhéran, un secteur visé la veille par de puissantes frappes, alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans sa cinquième semaine.
Ces détonations se sont produites vers 07H30 (04H00 GMT) et ont été accompagnées d'un bruyant vrombissement d'aéronef dans le ciel de la capitale, ressemblant à celui d'un drone, selon ce journaliste.
La banlieue sud de Beyrouth a été bombardée à au moins deux reprises samedi à l'aube, selon une journaliste de l'AFP qui a entendu de puissantes explosions et vu de la fumée s'élever dans le ciel.
Simultanément, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth".
La Première ministre italienne Giorgia Meloni a entamé vendredi une visite surprise en Arabie saoudite, afin de "renforcer la sécurité énergétique nationale", selon une source gouvernementale.
Elle est le premier dirigeant d'un pays membre de l'Union européenne ou de l'Otan à se rendre dans la région depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, a-t-on précisé de même source.
Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a dénoncé vendredi les "multiples attaques" contre les établissements de santé en Iran depuis le début de la guerre, regrettant notamment que l'Institut Pasteur soit désormais dans "l'incapacité de poursuivre ses activités de soins".
Des frappes ont provoqué d'importants dégâts sur cet établissement de santé clé de Téhéran, avait annoncé jeudi le ministère iranien de la Santé, y voyant "une attaque directe contre la sécurité sanitaire internationale".
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir abattu un second avion de combat américain, après qu'un chasseur-bombardier F-15 s'est écrasé dans le sud-ouest de l'Iran, premier revers de ce type pour Washington depuis le début de la guerre.
"Un avion américain de type A-10 a été touché par les systèmes de défense aérienne (...) et s'est abîmé dans les eaux du Golfe", a annoncé la télévision d'Etat (Irib), relayant une déclaration de l'armée.