JD Vance, vice-président américain, se rendra à Budapest mardi et mercredi pour s'entretenir avec Viktor Orban, en vue des prochaines élections législatives. Il prononcera un discours sur les relations entre les États-Unis et la Hongrie.
Un soutien affirmé. Avant les élections législatives du 12 avril, Viktor Orban, Premier ministre hongrois, va recevoir JD Vance. Le vice-président des États-Unis sera à Budapest le 7 et 8 avril, et tiendra un discours sur les relations entre les deux pays, a annoncé la Maison Blanche. Il sera accompagné par son épouse, Usha Vance.
Cette visite intervient moins d'une semaine avant les élections législatives hongroises. Viktor Orban, au pouvoir depuis seize ans, va connaitre son plus grand défi. Il affronte Peter Magyar, chef du parti d'opposition, annoncé vainqueur dans les sondages d'opinion. L'actuel Premier ministre est confronté à un mécontentement économique et social, notamment en raison de la corruption qui gangrène le pays.
Cette rencontre survient après celle de Marco Rubio, secrétaire d'État des États-Unis, la semaine passée à Budapest. Il avait souhaité le «succès» de son allié hongrois.
En février, Donald Trump, a publiquement soutenu Viktor Orban : «J'ai fièrement soutenu Viktor lors des élections de 2022, et c'est un honneur de le faire à nouveau.» Le président des États-Unis l'a aussi qualifié de «dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux».
Le conseil de l'Europe en alerte
Au sein du conseil de l'Europe, cette campagne ne fait pas l'unanimité. Des parlementaires l'ont jugée «toxique» et marquée par «la propagande incendiaire», de l'actuel Premier ministre. Viktor Orban a désigné l'Union européenne et l'Ukraine comme ses principales cibles.
Au sein de l'administration américaine, JD Vance, est l'un des plus critiques concernant les gouvernements européens centristes et progressistes, et l'un des plus grands partisans de la droite radicale en Europe. L'administration Trump s'est toujours montrée favorable au programme conservateur et anti-immigration de Viktor Orban.