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Immigration : l'Inde réfléchit sérieusement à déployer des serpents et des crocodiles pour lutter contre l'arrivée de clandestins

Des serpents et des crocodiles pourraient être utilisés en Inde comme gardes-frontières. [© RealityImages / Adobe Stock ]

En Inde, les autorités étudient le déploiement de serpents et crocodiles le long de la frontière avec le Bangladesh pour freiner l’immigration clandestine. Une piste encore à l’étude mais déjà controversée.

Des serpents et des crocodiles comme gardes-frontières ? L'Inde envisage de déployer des «bataillons» de reptiles pour endiguer l'immigration clandestine en provenance du Bangladesh, a appris mercredi l’AFP.

Les deux pays, séparés par plus de 4.000 km de frontière, sont constitués de deltas formés par les rivières qui coulent de l'Himalaya, de marécages ou de mangroves, dépourvus de toute palissade.

Le gouvernement ultranationaliste hindou de Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014, a fait une priorité de la lutte contre l'immigration clandestine, principalement celle issue du Bangladesh, un pays à forte majorité musulmane.

Sur la frontière qui sépare l'Etat indien du Bengale occidental du territoire bangladais, seuls 1.647 des 2.216 km sont protégés par des barrières, selon New Delhi.

«Une idée innovante mais entravée de nombreux défis» 

«On nous a demandé d'étudier l'idée d'un déploiement de reptiles tels que serpents et crocodiles dans les intervalles non protégés formés par les rivières», a expliqué à l'AFP un officier supérieur de la Force de sécurité aux frontières (BSF), Manoj Barnwal.

Selon ce responsable, ce scénario a été discuté en février lors d'une réunion au quartier général de la BSF.

«C'est une idée innovante, mais entravée de nombreux défis, notamment en matière de sécurité», a fait valoir Manoj Barnwal. «Comment se procurer les reptiles ? Quel serait leur impact sur les habitants des villages installés le long de la frontière ?», a-t-il énuméré.

«Nous avons demandé à nos unités sur le terrain de se pencher sur la faisabilité de cette approche et de nous en rendre compte au plus vite», a ajouté l'officier.

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