Le conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a menacé mercredi de couler les navires américains si ceux-ci tentaient de faire la "police" dans le détroit d'Ormuz.
"M. Trump veut faire la police dans le détroit d'Ormuz. Est-ce vraiment votre travail? Est-ce le travail d'une armée puissante comme celle des Etats-Unis?", a dit à la télévision iranienne Mohsen Rezaei, un ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution - l'armée idéologique du régime - nommé conseiller militaire du guide suprême le mois dernier.
"Vos navires seront coulés par nos premiers missiles et c'est un danger pour les militaires américains. Ils peuvent vraiment être atteints par nos missiles et nous pouvons les détruire", a menacé ce responsable, en uniforme.
Considéré comme un tenant de la ligne dure même parmi les Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezaei a déclaré que ce serait "bien" si les Etats-Unis lançaient une invasion terrestre. "Nous prendrions des milliers d'otages, et après nous obtiendrions un milliard de dollars pour chacun d'eux", a-t-il dit.
La Bourse de New York a terminé orientée à la hausse mercredi, le S&P 500 et le Nasdaq touchant de nouveaux records, alors que les investisseurs misent sur une poursuite des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a avancé de 1,59% à 24.016,02 points, dépassant son dernier plus haut en clôture datant d'octobre 2025. L'indice élargi S&P 500 a également touché un nouveau sommet à 7.022,95 points (+1,18%) à la fermeture. Seul le Dow Jones a terminé en légère baisse (-0,15%).
Le président américain Donald Trump jugerait "bienvenue la fin des hostilités" au Liban mais un tel accord ne fait pas partie des négociations avec l'Iran, a déclaré mercredi un haut responsable américain au lendemain des premiers pourparlers directs entre Israël et le Liban.
A propos d'un éventuel cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, le responsable a indiqué que "ce n'est pas quelque chose que nous avons demandé, et cela ne fait pas non plus partie des négociations de paix avec l'Iran".
Mais, a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat, "le président jugerait bienvenue la fin des hostilités au Liban dans le cadre d'un accord de paix" entre Israël et ce pays.
L'Iranienne Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix, est dans un état "grave" après la crise cardiaque qu'elle a subie le mois dernier alors qu'elle est détenue en Iran, ont averti mercredi ses soutiens.
Sa famille basée en Iran et son équipe juridique ont été autorisées à lui rendre samedi une deuxième visite dans la prison du nord de l’Iran où elle est incarcérée, "au cours de laquelle des signes évidents de dégradation de son état général ont été observés, et son état physique a été qualifié de grave", a indiqué sa fondation dans un communiqué.
"La poursuite de cette situation fait peser sur la vie de Narges Mohammadi un risque immédiat et irréparable", a-t-elle dénoncé. Lors d'une première visite de ses soutiens fin mars, il était apparu qu'elle avait subi une crise cardiaque plus tôt dans le mois.
Depuis, Narges Mohammadi "s'est extrêmement affaiblie et a enregistré une perte de poids significative", a déclaré son frère, Hamidreza Mohammadi, basé en Norvège, cité dans le communiqué.
Les objectifs d'Israël et des Etats-Unis "sont identiques" en ce qui concerne l'Iran, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un message vidéo diffusé mercredi soir par son bureau.
"Nos amis américains nous informent en permanence de leurs contacts avec l'Iran", affirme M. Netanyahu dans cette vidéo. "Nos objectifs et ceux des Etats-Unis sont identiques", ajoute-t-il: "Nous voulons voir la matière enrichie [le stock d'uranium hautement enrichi, NDLR] sortir d'Iran (...) l'abandon de la capacité d'enrichissement à l'intérieur de l'Iran, et bien sûr, nous voulons voir l'ouverture du détroit" d'Ormuz.
Le démantèlement du mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran, est le premier objectif des négociations entre Israël et le Liban, a déclaré le Premier ministre israélien mercredi soir, au lendemain de pourparlers directs entre les deux pays sous l'égide des Etats-Unis à Washington.
"Dans les négociations avec le Liban, il y a deux objectifs principaux. Premièrement, le démantèlement du Hezbollah, et deuxièmement, une paix durable, une paix fondée sur la force", déclare Benjamin Netanyahou dans ce message.
Washington discute d'une possible deuxième session de négociations avec l'Iran, de nouveau au Pakistan, a déclaré la Maison Blanche mercredi, après l'échec d'un premier round le week-end passé à Islamabad.
"Ces discussions ont lieu, mais rien n'est officiel tant que vous ne l'entendez pas de la Maison Blanche", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de l'exécutif américain. "Mais nous sommes optimistes quant à la perspective d'un accord", a-t-elle ajouté. "Elles auraient très probablement lieu au même endroit que la dernière fois", a-t-elle précisé.
Un premier round de négociations à Islamabad, avec le vice-président américain JD Vance à la manoeuvre, avait échoué le week-end dernier.
L'armée américaine a annoncé mercredi avoir empêché neuf navires de quitter les ports iraniens au cours des premières 48 heures du blocus imposé par les Etats-Unis à la République islamique.
"Neuf navires ont obtempéré aux ordres des forces américaines de faire demi-tour et de retourner vers un port ou une zone côtière iranienne", a déclaré le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), dans une publication sur X.
"Aucun navire n'a réussi à passer les forces américaines", a écrit le commandement responsable des troupes américaines au Moyen-Orient.
Les données de suivi maritime mardi indiquaient toutefois qu'au moins trois navires en provenance de ports iraniens avaient franchi le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur du blocus militaire américain, même si certains ont ensuite fait demi-tour, selon le fournisseur de données maritimes Kpler.
L'armée israélienne a reçu l'ordre de tuer tout combattant du Hezbollah dans la zone du sud du Liban courant de la frontière israélo-libanaise jusqu'au Litani, fleuve coulant à une trentaine de kilomètres plus au nord, selon un communiqué militaire publié mercredi.
"J'ai donné l'ordre de transformer la zone du sud du Liban jusqu'au Litani en une zone de tir létale pour tout terroriste du Hezbollah", mouvement islamiste libanais allié de Téhéran, indique ce communiqué, citant des propos tenus par le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée lors d'une visite aux troupes israéliennes déployées en territoire libanais.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a affirmé mercredi que Pékin soutenait "le maintien de la dynamique des négociations de paix" au Moyen-Orient, dans un entretien avec son homologue iranien, selon un communiqué.
Les négociations "vont dans l'intérêt fondamental du peuple iranien", a-t-il ajouté, soulignant que la Chine était disposée à continuer à jouer "un rôle constructif" pour la paix au Moyen-Orient.
L'Iran doit accueillir mercredi une délégation pakistanaise conduite par l'influent chef de l'armée, Asim Munir, après avoir affirmé poursuivre ses échanges avec les Etats-Unis par l'intermédiaire du Pakistan, a indiqué la télévision d'Etat.
Selon la télévision d'Etat, la délégation, qui doit être reçue par le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, apporte un nouveau message de Washington à Téhéran et doit discuter de la question de futures négociations avec les responsables iraniens, après l'échec d'une première session de pourparlers entre les deux pays ennemis ce week-end à Islamabad.
Les ministres des Finances de onze pays, dont le Royaume-Uni, le Japon ou encore l'Australie, ont appelé mercredi à une réponse économique "coordonnée, responsable et réactive" à la guerre au Moyen-Orient, face aux risques "sur la croissance, l'inflation et les marchés".
Les pays signataires, parmi lesquels figurent aussi la Suède, les Pays-Bas, la Finlande, l'Espagne, la Norvège, l'Irlande, la Pologne et la Nouvelle-Zélande, saluent dans un communiqué un cessez-le-feu "crucial pour protéger les populations civiles et la sécurité de la région".
Ils appellent "à une résolution négociée rapide et durable du conflit", signalant qu'une reprise ou un élargissement des combats "feraient peser des risques supplémentaires sérieux sur la sécurité énergétique mondiale, les chaînes d'approvisionnement, ainsi que sur la stabilité économique et financière".
La Bourse de New York a ouvert en petite hausse mercredi, reprenant son souffle après un début de semaine en forte progression, portée par les espoirs de paix au Moyen-Orient.
Dans les premiers échanges, le Dow Jones prenait 0,26%, l'indice Nasdaq grappillait 0,17% et l'indice élargi S&P 500 glanait 0,15%, évoluant non loin de ses records historiques.
Le gouvernement israélien a salué mercredi le dialogue engagé la veille à Washington entre Israël et le Liban, y voyant une "occasion historique de mettre fin à des décennies d'emprise" du mouvement islamiste Hezbollah sur le Liban.
"Concernant le dialogue historique qui a commencé entre l'Etat d'Israël et le Liban", il s'agit "véritablement d'une occasion historique de mettre fin à des décennies d'emprise du Hezbollah sur le Liban", a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement lors d'un point de presse en ligne.
Les Etats-Unis n'ont pas formellement accepté de prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran, a déclaré mercredi à l'AFP un haut responsable américain, à la suite d'informations de presse selon lesquelles les négociateurs se rapprochaient d'une telle extension.
"Les discussions se poursuivent entre les Etats-Unis et l'Iran pour parvenir à un accord", a précisé ce haut responsable sous couvert de l'anonymat.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a réaffirmé mercredi le droit "incontestable" pour Téhéran d'enrichir de l'uranium, à un niveau qu'il a toutefois estimé "négociable".
Le droit au nucléaire civil ne peut être "retiré sous la pression ou à travers la guerre", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse hebdomadaire. "En ce qui concerne le niveau et le type d'enrichissement, nous avons toujours dit que la question était négociable. Nous avons insisté sur le fait que l'Iran devrait pouvoir continuer l'enrichissement selon ses besoins", a-t-il ajouté, parlant d'un droit "incontestable".
L'Iran a affirmé mercredi que les échanges avec les Etats-Unis se poursuivaient, par l'intermédiaire du Pakistan, après l'échec de leurs discussions à Islamabad le week-end dernier.
"Depuis dimanche, lorsque la délégation iranienne est rentrée à Téhéran, plusieurs messages ont été échangés via le Pakistan", a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei. "Aujourd'hui (mercredi), nous devrions très probablement recevoir une délégation pakistanaise en guise de continuation des discussions à Islamabad", a-t-il ajouté, lors d'un point presse hebdomadaire.
Le vice-président des Emirats arabes unis s'est entretenu par téléphone avec le chef du Parlement iranien, a rapporté mercredi l'agence de presse émiratie, lors d'un premier échange à ce niveau entre les deux pays depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.
Cheikh Mansour ben Zayed et Mohammad Bagher Ghalibaf "ont discuté des développements régionaux et des moyens de réduire les tensions dans la région", a indiqué l'agence Wam. En représailles à une attaque américano-israélienne le 28 février, l'Iran a mené des attaques dans le Golfe, notamment contre les Emirats arabes unis qui avaient rappelé leur ambassadeur à Téhéran. Une trêve temporaire des combats est en vigueur.
L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir frappé plus de 200 cibles du Hezbollah dans le sud du Liban ces dernières 24 heures, selon un communiqué.
Cela intervient alors qu'Israël et le Liban ont mené des discussions directes mardi à Washington en vue d'assurer une paix durable entre les deux pays. "Au cours des dernières 24 heures, l'armée israélienne a frappé plus de 200 sites d'infrastructures terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban", a-t-elle indiqué, précisant que parmi ces cibles figuraient "des terroristes, des structures militaires et environ 20 lanceurs (de roquettes)".
L'Iran a menacé mercredi de bloquer la mer Rouge, qu'il ne borde pas, en cas de maintien du blocus américain de ses ports, estimant que ce dernier pourrait mener à une violation du cessez-le-feu.
Si les Etats-Unis maintiennent leur blocus maritime et "créent de l'insécurité pour les navires commerciaux de l'Iran et les pétroliers", cela constituera "le prélude" à une violation de cessez-le-feu, en vigueur depuis le 8 avril, a estimé le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes.
"Les puissantes forces armées de la République islamique ne permettront aucune exportation ou importation dans le Golfe persique, en mer d'Oman ou en mer Rouge", a-t-il ajouté, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.
Les combattants du mouvement islamiste libanais Hezbollah ont tiré une trentaine de roquettes sur Israël à partir du Liban mercredi matin, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée israélienne.
Ces tirs interviennent au lendemain de discussions directes, à Washington, entre Israël et le Liban, les premières en plus de 30 ans, dénoncées par le Hezbollah. A l'issue de ces discussions, Israël et le Liban ont accepté d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable, selon le département d'Etat américain qui accueillait la rencontre.
«Environ 30 tirs ce matin», a déclaré vers 6h40 GMT le porte-parole militaire à l'AFP, en réponse à une question sur le nombre de roquettes tirées depuis les premières heures de la matinée par le mouvement chiite, allié de l'Iran.
Mahdieh Esfandiari, une Iranienne qui était détenue en France après avoir été condamnée notamment pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran mercredi, a rapporté la télévision d'Etat.
Son retour survient après celui, en France la semaine dernière, de Cécile Kohler et Jacques Paris, qui avaient été emprisonnés puis assignés à résidence à Téhéran pendant près de quatre ans pour des accusations d'espionnage.
Arrêtée en février 2025, Mahdieh Esfandiari, «une militante pour les droits des Palestiniens, est rentrée en Iran après sa libération d'une prison en France», a annoncé la télévision d'Etat iranienne.
Le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif doit s’envoler mercredi pour une visite officielle en Arabie saoudite, a indiqué son cabinet, alors qu’Islamabad poursuit ses efforts diplomatiques dans les pourparlers entre États-Unis et Iran.
Le ministère pakistanais des Finances a également annoncé que l’Arabie saoudite allait octroyer une aide financière de 3 milliards de dollars au Pakistan, qui doit rembourser un prêt majeur aux Émirats arabes unis, ancien allié de Riyad devenu rival.
Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale mercredi sur la situation en Iran au Moyen-Orient, deux jours avant une réunion des pays «non belligérants» prêts à participer à une mission pour la restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Ce conseil de défense réunissant les ministres et responsables chargés des questions de sécurité se tiendra à 11h00, à l’issue du Conseil des ministres, a annoncé mardi soir l’Élysée, sans plus de précisions.
L’ambassadeur israélien aux États-Unis a fustigé mardi le rôle de la France au Liban, affirmant que Paris n’avait rien à faire dans les négociations entre Israël et le Liban. S’exprimant devant la presse à l’issue de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington, Yechiel Leiter a affirmé: «Il est certain que nous ne voulons pas voir les Français s’immiscer dans ces négociations».
Israël et le Liban ont accepté mardi d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable à l’issue de «discussions productives» à Washington entre représentants des deux pays, a indiqué la diplomatie américaine. «Toutes les parties ont convenu d’entamer des négociations directes à une date et en un lieu qui restent à fixer d’un commun accord», selon un communiqué diffusé par le département d’État américain.
«Les participants ont eu des discussions productives sur les mesures à prendre pour lancer des négociations directes entre Israël et le Liban», a-t-on ajouté de même source.
Donald Trump a estimé mardi que la guerre avec l'Iran était "presque finie", après avoir évoqué une possible reprise des discussions avec l'Iran cette semaine au Pakistan. "Je pense que c'est presque fini" a affirmé le président américain dans la soirée sur la chaîne Fox News, assurant que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord".
Donald Trump a par ailleurs évoqué une possible reprise des discussions avec l'Iran dès cette semaine au Pakistan. "Quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours", a-t-il affirmé à un journaliste du New York Post.