Sur son compte X, la Southcom, l’armée américaine chargée des opérations en Amérique du Sud, a annoncé avoir tué deux personnes suspectées de narcotrafic dans une frappe contre un navire situé dans l’est du Pacifique.
La traque des narcotrafiquants continue. «L'armée a mené une frappe cinétique létale contre un navire exploité par des organisations terroristes désignées», a déclaré sur X le commandement militaire américain pour l'Amérique centrale, du Sud et dans les Caraïbes (Southcom).
Cette frappe, menée ce vendredi 24 avril contre un bateau situé dans l’est du Pacifique, a coûté la vie à deux hommes. L’embarcation était soupçonnée de participer à des opérations liées au narcotrafic. Cet événement porte à au moins 182 morts le bilan de cette campagne militaire antidrogue, selon un décompte de l’AFP.
On April 24, at the direction of #SOUTHCOM commander Gen. Francis L. Donovan, Joint Task Force Southern Spear conducted a lethal kinetic strike on a vessel operated by Designated Terrorist Organizations. Intelligence confirmed the vessel was transiting along known… pic.twitter.com/FRHwqXsHm2
— U.S. Southern Command (@Southcom) April 25, 2026
«Les services de renseignement ont confirmé que le navire circulait sur des routes connues pour le trafic de drogue dans le Pacifique Est et qu'il était impliqué dans des opérations», a ajouté l’armée.
Des frappes contestées
Les responsables militaires américains ont revendiqué au moins sept frappes de ce type en avril. Les dernières remontent à ce lundi et au 15 avril lorsque la Southcom a annoncé avoir mené des attaques similaires tuant trois hommes à chaque fois.
L'administration de Donald Trump n'a jamais fourni de preuve solide permettant d'affirmer que les navires visés étaient effectivement impliqués dans des trafics.
Des experts et des responsables de l'ONU ont dénoncé des exécutions extrajudiciaires.