Le 28 février dernier, les frappes israélo-américaines sur l'Iran marquaient le début de la guerre au Moyen-Orient. Une intervention qui atteindra le cap des 60 jours ce vendredi 1er mai, date qui pourrait être un tournant dans ce conflit.
Une journée qui pourrait s'avérer décisive. Depuis maintenant près de deux mois, les forces armées américaines sont présentes au Moyen-Orient dans le cadre du conflit qui oppose les Etats-Unis à l'Iran. Ce vendredi 1er mai marquera un tournant qui pourrait s'avérer décisif dans cette guerre : les 60 jours du début de l'intervention américaine sur place.
Une date qui peut paraître symbolique mais que la loi américaine rend particulièrement importante. En effet, dans les textes américains, il est inscrit que le président est en droit de décider unilatéralement de l'engagement des Etats-Unis dans un pays, sans l'approbation du Capitole pendant 60 jours. Passé ce délai, le chef de l'Etat n'est donc plus le seul décisionnaire.
une rallonge de 30 jours ?
En effet, après la guerre du Vietnam, et malgré le veto de Richard Nixon, les parlementaires ont voté en 1973 la «War Powers Resolution» pour contraindre le président à obtenir un vote du Congrès pour toute intervention militaire de plus de 60 jours en cas d'«hostilités».
«Le président doit, dans tous les cas, consulter le Congrès avant d'engager les forces armées des États-Unis dans des hostilités, ou dans des situations où les circonstances indiquent clairement une implication imminente dans des hostilités, et, après chaque engagement de ce type, il doit consulter régulièrement le Congrès jusqu'à ce que les forces armées des États-Unis ne soient plus engagées dans des hostilités ou aient été retirées de ces situations», est-il inscrit dans le War Powers Resolution.
Ainsi, Donald Trump a jusqu’à ce vendredi 1er mai pour trancher sur la suite des opérations, avant que les membres du Congrès aient leur mot à dire sur ses décisions.
Une rallonge de 30 jours existe, mais uniquement pour organiser un retrait sécurisé des troupes, pas pour poursuivre une offensive, toujours selon le texte adopté par le Congrès américain en 1973.