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Charles III aux Etats-Unis : devant le Congrès, le souverain britannique appelle les Etats-Unis à rester fidèles à leurs alliés

Dans un rare discours devant le Congrès américain, Charles III a appelé mardi les Etats-Unis à rester fidèles à leurs alliés occidentaux historiques, au moment où la «relation spéciale» avec le Royaume-Uni est secouée par de vives tensions sur les guerres en Iran et en Ukraine.

Un contexte tendu. Devant des parlementaires américains largement acquis à sa cause, Charles III a insisté sur la nécessité de renforcer les alliances occidentales. «Les défis auxquels nous sommes confrontés sont trop grands pour qu'une nation puisse les affronter seule», a-t-il déclaré, appelant à défendre des valeurs communes et à éviter tout repli isolationniste.

Sans jamais le nommer explicitement, le souverain britannique a semblé adresser une critique discrète au président américain Donald Trump, absent de l’hémicycle lors du discours mais présent plus tôt à la Maison Blanche. Les références à l’équilibre des pouvoirs et à la coopération internationale ont été particulièrement applaudies par les élus démocrates.

Dans son allocution, Charles III a également insisté sur la nécessité «d’une détermination sans faille» pour la défense de l’Ukraine, alors que les Européens regrettent depuis le retour de Donald Trump un désengagement de Washington dans son soutien à Kiev contre la Russie, sur le champ de bataille et dans les négociations diplomatiques. 

Le souverain a aussi fermement condamné la violence politique, évoquant la récente fusillade survenue lors du gala auquel participait le président américain. «De tels actes ne réussiront jamais», a-t-il affirmé en ouverture de son discours, appelant à préserver l’unité démocratique. Il devient ainsi le deuxième monarque britannique à s’exprimer devant le Congrès après Elizabeth II en 1991.

Un accueil en grande pompe

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait réservé un accueil spectaculaire au couple royal à la Maison Blanche, en présence de la reine Camilla. Cérémonial militaire, fanfare et 21 coups de canon ont marqué le début de cette visite d’État. 

Donald Trump et Charles III ont ensuite eu un entretien privé dans le Bureau ovale. Le président américain, qui avait été enchanté de l'accueil fastueux reçu au Royaume-Uni l'an dernier, a lancé ensuite à des journalistes : «C'était une très bonne réunion, c'est une personne fantastique».

Un contraste avec sa relation avec le Premier ministre Keir Starmer. Donald Trump n'a pas apprécié que le dirigeant travailliste ait refusé l'utilisation de bases britanniques lors des premières frappes américaines sur l'Iran.

«Une relation spéciale»

Lors du dîner de gala organisé à la Maison Blanche mardi soir, le président américain a affirmé avoir «vaincu militairement» l'Iran et juré de ne jamais le laisser se doter de l’arme nucléaire. Le roi Charles III «est encore plus d'accord avec moi que je ne le suis», a-t-il ajouté. 

Lors de ce diner qui comptait plus d'une centaine d'invités dont de nombreux alliés de M. Trump, des hauts responsables, des milliardaires, mais aussi le golfeur Rory Mcllroy et six juges de la Cour suprême, Charles III a offert au président américain une cloche provenant de la tour du HMS Trump, un sous-marin de la Royal Navy engagé dans la bataille du Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Ce mercredi, le couple royal doit prendre le chemin de New York pour se rendre au mémorial du 11 Septembre, avant de s’envoler jeudi pour le territoire britannique des Bermudes, dans l'océan Atlantique.

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