Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Messe de Léon XIV à la Sagrada Familia : tout savoir sur cette basilique unique au monde

Cent ans jour pour jour après la disparition d’Antoni Gaudi, le pape Léon XIV inaugure ce mercredi la tour du Christ de la Sagrada Familia, l’ultime et plus haute tour du monument catalan. A 19h, le souverain pontife présidera une messe solennelle, point d'orgue de sa visite en Espagne.

Un chef-d’œuvre inachevé qui traverse les siècles et les papes. Léon XIV est attendu ce mercredi à Barcelone pour l’inauguration de la monumentale tour du Christ de la Sagrada Família. Le souverain pontife y célèbrera une messe exceptionnelle, après l'avoir inaugurée, 144 ans après la pose de la première pierre. Conçue en céramique et en verre, cette tour principale mesurera 172,5 mètres, soit plus de deux fois la taille des tours de Notre-Dame de Paris.

Cette venue intervient alors que l’on commémore les 100 ans de la disparition d’Antoni Gaudí (1926), rappelant l’importance de ce monument pour la Catalogne, l’Espagne et l’Église. À l’origine du projet, en 1866, Josep Maria Bocabella, libraire religieux, crée l’Association des dévots de Saint-Joseph pour promouvoir ce culte. Soutenu par le père Joseph Manyanet y Vives, le mouvement prend de l’ampleur. 

L'ère GaudI

En 1882, Bocabella achète un terrain à Barcelone pour y bâtir une église inspirée du sanctuaire italien de Lorette. L’objectif : expier les dérives de la modernité, grâce à un financement exclusivement assuré par les dons. Le premier architecte, Francisco de Paula del Villar y Lozano, imagine une église néo-gothique assez classique. Mais un différend avec Bocabella met fin à leur collaboration. En 1884, Antoni Gaudí, alors âgé de 31 ans, reprend le chantier et transforme radicalement l’ambition du projet. Il lance les travaux avec la chapelle Saint-Joseph, puis l’abside dès 1888 et la façade de la Nativité à partir de 1891. 

La tour du Christ inaugurée ce mercredi. Nacho Doce / Reuters

À partir de 1916, Gaudí se consacre entièrement à la basilique. Il achève sa première tour en 1925, avant de mourir l’année suivante. Son disciple Domènec Sugranyes prend la relève, suivi par plusieurs architectes. Leur tâche se complique en 1936, lorsque la guerre civile espagnole entraîne la destruction de plans et maquettes du projet par des anarchistes.

Un chantier relancé malgré les controverses

Après des années d’arrêt, les travaux reprennent grâce à une reconstitution minutieuse des maquettes. Mais certaines décisions artistiques, sculptures, matériaux ou détails décoratifs, sont laissées à l’interprétation des successeurs de Gaudí. 

Une liberté contestée par des figures comme Le Corbusier ou Salvador Dalí, favorables à l’abandon du chantier. Certaines œuvres contemporaines, notamment sur la façade de la Passion, divisent également. Aujourd’hui, la Sagrada Familia impressionne par son envergure : 18 tours symbolisant apôtres, évangélistes, Vierge Marie et Christ.

Une basilique traversée par les papes

L’édifice, inscrit à l’UNESCO depuis 2005, a aussi marqué les pontifes. Jean-Paul II s’y rend en 1982 et salue un «magnifique temple» ainsi que son « brillant maître ».

En 2010, Benoît XVI consacre la Sagrada Familia au rang de basilique mineure. Il rend hommage à «celui qui fut l’âme et l’artisan de ce projet : Antoni Gaudí, architecte génial et chrétien cohérent», rappelant cette phrase célèbre : «Saint Joseph complètera l’église». 

Près de 150 ans après le début des travaux, la date de fin du chantier reste inconnue.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités