Le Hezbollah pro-iranien a annoncé jeudi avoir repoussé dans la nuit une tentative des forces israéliennes d'avancer vers la localité de Kfartebnit, près de Nabatiyé, dans le sud du Liban, première annonce de ce type depuis la signature de l'accord irano-américain.
Alors que "depuis quatre jours, l’armée ennemie" tentait de progresser" dans le secteur, les combattants du Hezbollah l'ont contrainte à "battre en retraite et déployer des hélicoptères (...) durant la nuit, pour évacuer ses pertes", a affirmé le mouvement chiite.
L'armée israélienne avait plus tôt annoncé poursuivre ses opérations dans le sud du Liban , malgré la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.
Les Bourses mondiales salue jeudi la signature d'un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, Wall Street rebondissant après s'être inquiété la veille du ton plus ferme employé par la Réserve fédérale américaine (Fed) après sa réunion.
A New York, dans les premiers échanges vers 14H00 GMT, le Nasdaq - qui rassemble les valeurs technologiques - gagnait 0,76%, l'indice élargi S&P 500 prenait 0,72% tandis que le Dow Jones progressait de 0,53%.
Les Bourses du Vieux continent étaient plus timorées, car elles réagissent avec un jour de retard à la réunion de la Fed, qui a fait reculer Wall Street mercredi soir. Paris prenait 0,14%, Francfort était à l'équilibre (+0,02%), tout comme Milan (-0,06%).
Seule Londres reculait nettement (-1,21%), en raison de son exposition à la baisse des prix du pétrole.
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Le commerce mondial des engrais a été réduit de 30% en volume sur les quatre premiers mois de 2026 dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, indique jeudi la FAO, qui s'attend à une reprise "lente et inégale" même si le détroit d'Ormuz rouvrait en juin.
De janvier à avril, 41 millions de tonnes ont été échangées, contre 58 millions à la même période en 2025, les agriculteurs repoussant leurs achats devant la flambée des coûts des fertilisants et la faiblesse des cours des céréales, explique l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation.
Dans le même temps, plusieurs États dont la Chine, la Russie, la Turquie, l’Égypte, ont restreint leurs exportations d'engrais, réduisant encore les flux, ajoutent ces Perspectives sur la production alimentaire publiées jeudi.
En valeur, ce commerce est passé ces quatre premiers mois à 18 milliards de dollars, soit -18% sur un an.
Le Qatar, qui a joué un rôle clé pour arracher la signature de l'accord destiné à mettre fin à la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, a estimé jeudi que celui-ci constituait une "base solide" pour la prochaine étape des négociations.
L'accord "constitue une base solide pour passer à la prochaine étape des négociations entre les parties américaine et iranienne", a déclaré le ministère des Affaires étrangères qatari dans un communiqué, en amont des discussions techniques qui doivent commencer vendredi en Suisse.
Un premier navire de transport de gaz naturel liquéfié (GNL) battant pavillon français est sorti jeudi du Golfe en franchissant le détroit d'Ormuz, après la signature d'un accord ouvrant la voie à la fin du conflit au Moyen-Orient qui a immobilisé cette artère maritime stratégique, selon des données de MarineTraffic.
Le Mraikh, qui appartient à la filiale française, basée à Nantes, du Norvégien Knutsen OAS Shipping, transporte 76.535 tonnes de GNL, qu'il a embarquées à Ras Laffan, au Qatar, et qu'il doit acheminer à Port Qasim, au Pakistan, selon la plateforme de suivi des navires de transport de matières premières Kpler, au lendemain de la signature par les présidents américain et iranien d'un protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage notamment à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz.
«L'AIEA se dit prête à avancer sur les "mesures concrètes"», après l'accord signé entre les États-Unis et l'Iran.
Le protocole évoque un mécanisme permettant de traiter les stocks d'uranium hautement enrichi «en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)» - une «victoire mejeure» selon Washington. Dans la foulée, l'instance onusienne s'est dite prête à commencer à définir des «mesures concrètes».
Les Etats-Unis s'engagent par ailleurs, en cas d'accord définitif, à faciliter «avec leurs partenaires régionaux», notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.
Les pays membres du G7, réunis en France pour un sommet, ont salué «une opportunité historique d'empêcher l'Iran d'acquérir toute arme nucléaire et de s'attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques», même si la question des missiles iraniens n'est pas au menu des pourparlers selon Téhéran.
Pékin a dit jeudi saluer la signature par les présidents américain et iranien d'un protocole d'accord prévoyant la cessation immédiate de leurs hostilités, et a appelé les deux camps à des compromis dans la prochaine phase de leurs négociations.
La signature «revêt une signification positive pour apaiser les tensions et renforcer la dynamique du cessez-le-feu. La Chine salue cette évolution», a dit un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian.
«La Chine espère qu'aussi bien les États-Unis que l'Iran aborderont la deuxième phase des négociations de manière rationnelle et pragmatique, et feront des concessions réciproques», a-t-il ajouté lors d'un point presse régulier à Pékin.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a qualifié l’accord entre Téhéran et Washington de « grande victoire » pour l’Iran, qu’il a remercié d’avoir insisté pour y inclure le front libanais.
Dans un message télévisé, il a appelé à « tirer profit » de cet accord pour « expulser Israël » du Liban. Le pays a été entraîné dans le conflit lorsque le Hezbollah a tiré le 2 mars des roquettes contre Israël en soutien à l’Iran. Il a également appelé le gouvernement libanais à arrêter les négociations directes avec Israël, engagées depuis avril sous l’égide de Washington.
Après sa signature, le protocole d’accord « entrera en vigueur avec effet immédiat et, dans un premier temps, la République islamique d’Iran rouvrira sans délai le détroit d’Ormuz et les Etats-Unis d’Amérique lèveront immédiatement le blocus naval », a affirmé, jeudi, le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, sur X.
I am honoured to announce that the historic ‘Islamabad Memorandum of Understanding’ has been electronically signed today between the United States of America and the Islamic Republic of Iran. The Memorandum has been signed by honourable Presidents of both the countries and also…
— Shehbaz Sharif (@CMShehbaz) June 18, 2026
Il a par ailleurs confirmé qu’une cérémonie aura lieu vendredi en Suisse « pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d’envoi des discussions techniques ».
«Cet accord ouvre la voie à une paix durable et permet la réouverture du détroit d’Ormuz», estime Emmanuel Macron.
Le Président Trump a signé ce soir à Versailles l’accord entre l’Iran et les États-Unis.
Cet accord ouvre la voie à une paix durable et permet la réouverture du détroit d’Ormuz.
C’est un pas important dans la bonne direction pour nos compatriotes… pic.twitter.com/b1XgZrBv0m— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) June 18, 2026