De Crécy : "L'électro nécessite de la fraîcheur"

Le DJ Etienne de Crécy se produira le 13 mars au Zénith de Paris pour la soirée ElectroShock Virgin Radio. [(C) DR]

Tête d’affiche de la soirée ElectroShock organisée par Virgin Radio, le DJ Etienne de Crécy, dont l’album Super Discount 3 vient de sortir, se produira le 13 mars au Zénith de Paris avec la crème des artistes de la scène électro. L’un des fers de lance de la French touch n’aime rien tant que jongler entre sessions en studio et performances live. 

 

Vos lives ont beaucoup participé à votre succès en vingt-cinq ans…

Je fais de la musique pour essayer de nourrir mes sets. Pour la tournée Super Discount 3 avec Alex Gopher et Julien Delfaud (en concert le 28 mars au Zénith de Paris, ndlr), nous n’utilisons pas de CD mais des synthés, des boîtes à rythmes et des consoles de mixage. 

 

L’improvisation a-t-elle sa place ? 

Oui, si on respecte la structure des morceaux pour ne pas perdre le public. Sauf à assister à un concert de free jazz, l’improvisation peut être ennuyeuse.  

 

Pourquoi s’être lancé dans un Super Discount 3 ?

Pendant cinq ans, je me suis concentré sur mes concerts que je faisais au sein de mon « Cube » (qui fait six mètres de haut et six mètres de large, ndlr) et non sur un album. J’ai fait une dizaine de morceaux inédits. C’était un « work-in-progress ». Entre chaque concert, je répétais dans mon studio, je répétais de nouveaux morceaux, je retravaillais les visuels. Au bout d’un certain temps, je n’arrivais pas à réintégrer cette musique dans le « Cube ». Je trouvais que cela avait plus de sens de sortir un album à écouter chez soi ou dans sa voiture, et non en club.

 

Peut-on imaginer un quatrième volet de «Super Discount» ? 

A partir du moment où le deuxième est sorti (2004), cela a ouvert la porte à toute une série réalisée avec légèreté et facilité. Je compose un morceau en une semaine environ. La musique électro se consomme vite et nécessite de la fraîcheur. Mais je suis très lent entre deux albums. Le secret de ma longévité !

 

Pensez-vous qu’un jour vous arrêterez de composer ? 

Oui, certainement le jour où j’aurai réussi à livrer le disque ultime, celui qui marquera les mémoires. Cela ne demande pas forcément du travail, mais plutôt de l’inspiration et une bonne dose de désinvolture.

 

Y a-t-il des artistes dont vous enviez les titres ?

Je suis jaloux par nature ! Il y a plein d’artistes que j’envie comme par exemple The Do. Je les trouve super. Il y a aussi The Avener. Il a un son « funky » qui est plus de ma génération. 

 

En avez-vous assez que l’on vous parle de la « French Touch » ?

On m’associe à ce mouvement, à raison. J’ai fait partie des premiers producteurs français qui ont exporté la musique avec Motorbass et Super Discount. Que je le veuille ou non, cela a pris une place particulière dans l’histoire de la musique. Mais cela a évolué. Au début des années 2000, il n’y avait rien de plus ringard que de faire partie de la French Touch. Puis c’est redevenu cool et tendance. La jeunesse a de nouveau été fascinée par le son sorti vingt ans auparavant.

 

 

Soirée ElectroShock Virgin Radio, le 13 mars au Zénith de Paris.

 

 

 

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