«Outre le fait que leur fermeture n’a manifestement pas eu d’incidence sur la seconde vague, comment justifier que toutes les cantines de France ou le restaurant de l’Assemblée nationale soient demeurés ouverts, alors que l’on interdisait dans le même temps l’ouverture des commerces de bouche ? » interroge Jean-Marc Chipot, le secrétaire départemental de Debout La France dans les Alpes-Maritimes.
Le militant de 54 ans qui vient de relayer une pétition en ligne – lancée par le parti que préside Nicolas Dupont-Aignan – réclame «la réouverture immédiate de tous les restaurants qui seront en mesure d’instaurer et de respecter un protocole sanitaire strict».
L’été dernier, ces professionnels avaient appliqué plusieurs mesures pour limiter la propagation de l’épidémie. Comme la distanciation sociale, l’obligation pour le personnel de porter le masque, la tenue de registres, la suppression des menus en papier ou encore la présence de gel hydroalcoolique.
Plus de 200 000 restaurants, bars et brasseries fermés en France
En outre, Jean-Marc Chipot dénonce les «couvre-feux de plus en plus précoces » qui empêchent les restaurants de «recourir à la vente à emporter le soir, ce qui leur permettait de ne pas sombrer totalement ».
Le colistier de Benoît Kandel, farouche opposant de Christian Estrosi lors des dernières élections municipales, ne manque pas d’égratigner le premier magistrat de la ville. «Cela fait des mois que le maire de Nice, obsédé par l’irrépressible désir de jouer les premiers rôles dans l’obscène comédie qui entoure l’épidémie de Covid-19, réclame la fermeture des restaurants de la ville, des couvre-feux de plus en plus précoces (…) et, finalement, un reconfinement qui signera leur arrêt de mort», attaque-t-il.
En France, plus de 200 000 restaurants, bars et brasseries sont soumis à une fermeture administrative.