Une semaine après l’attaque du convoi pénitentiaire à Incarville, au cours de laquelle deux agents ont été tués, le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et l’intersyndicale ont signé un accord, ce mardi 21 mai, pour le renforcement de la sécurité des agents pénitentiaires.
Ce mardi 21 mai, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti et les organisations syndicales représentatives de l’administration pénitentiaire réunies en intersyndicale ont signé un accord permettant de renforcer la sécurité des agents pénitentiaires à la suite de l’attaque du convoi pénitentiaire à Incarville, au cours de laquelle deux agents ont été tués et trois autres ont été blessés.
Il s’agit, là, d’«un relevé de décision qui sera suivi d’un protocole d’accord la semaine du 10 juin», a écrit le ministère de la Justice dans un communiqué de presse, rappelant que le garde des Sceaux avait «rencontré longuement et à plusieurs reprises les représentants des organisations syndicales dès le lendemain de l’attaque».
Le relevé de décisions, signé ce mardi 21 mai, permet, d’abord, d’apporter des «réponses immédiates» concernant «la sécurisation des véhicules» et «l’évolution des matériels et de l’armement». Cela fait suite «aux demandes formulées par ces organisations en matière de sécurité et d’évolution des pratiques professionnelles».
Un accord qui «permet de passer une nouvelle étape», selon le ministère
Concernant les centres de détention, l’accord prévoit le renforcement des «dispositifs de brouillage des téléphones en détention et de dispositifs anti-drones». On devrait passer «de 18 à 38 établissements équipes de brouilleurs entre 2024 et 2025 et de 38 à 90 dispositifs anti-drones sur la même période», a écrit le ministère de la Justice dans son communiqué.
Enfin, le relevé de décisions confirme également «la refonte des dispositifs concernant les escortes».
Selon la Chancellerie, «cet accord s’inscrit dans la continuité des actions que le garde des Sceaux a menées en faveur de l’administration pénitentiaire, notamment la réforme statutaire historique. Il permet de passer une nouvelle étape, grâce à une réflexion qui va être lancée sur les cycles de travail avec les organisations syndicales».
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