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Nucléaire iranien : à Oman, l’émissaire américain tentera d’ouvrir la voie au dialogue

Il s'agit, pour les Etats-Unis, de «déterminer ce qui est possible dans les conversations» avec Téhéran. [Kevin Lamarque/REUTERS]

L'émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, participera aux discussions avec l'Iran samedi prochain à Oman, a confirmé, ce mardi, le département d'Etat.

Une rencontre inédite. Le département d'État américain a confirmé, ce mardi, la participation de Steve Witkoff, envoyé spécial pour le Moyen-Orient, à une rencontre avec des représentants iraniens ce samedi à Oman.

Une prise de contact qui, selon la porte-parole du département, Tammy Bruce, ne saurait être considérée comme une négociation. «Il ne s'agit pas d'une négociation», a-t-elle insisté face à la presse, évoquant plutôt la volonté de «déterminer ce qui est possible dans les conversations» avec Téhéran.

L’annonce, surprise, avait été faite la veille par le président Donald Trump lors d'une conférence conjointe avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Le chef d'État américain évoquait alors des discussions «directes» avec l’Iran au sujet de son programme nucléaire, rompant avec plus de quatre décennies d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays.

Téhéran, de son côté, a réagi avec prudence. Si le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réaffirmé, ce mardi, la disposition de l’Iran à dialoguer, dans l'idée d'obtenir la levée des sanctions américaines qui étranglent l'économie, il a rejeté toute pression extérieure. «Ces négociations seront menées de manière indirecte et nous n'accepterons aucune autre forme de négociation», a-t-il déclaré, cité par l’agence Irna.

«En faveur de la diplomatie» 

Interrogée sur le contenu ou le format de l’échange prévu, la porte-parole du département d’État est restée évasive, rappelant simplement que Donald Trump était «en faveur de la diplomatie». Mais les tensions demeurent vives. 

En mars, le président américain avait adressé une lettre appelant à une renégociation de l’accord nucléaire de 2015 - que les États-Unis ont quitté en 2018 - tout en menaçant l’Iran de frappes militaires en cas d’échec de la voie diplomatique. De nouvelles sanctions ont également été imposées au secteur pétrolier iranien.

L’objectif est multiple pour les Américains : éviter une escalade militaire dans la région, rassurer son allié Israël, préserver la stabilité pétrolière mondiale et afficher une posture de force diplomatique en pleine période de guerre commerciale. 

Entre ouverture prudente et fermeté affichée, cette rencontre à Oman pourrait marquer un tournant ou, au contraire, illustrer une fois de plus la fragilité du dialogue entre Washington et Téhéran.

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