Dix mois de prison avec sursis ont été requis contre Eva Son-Forget, ex-députée macroniste, arrêtée en excès de vitesse et positive à la cocaïne, au volant de sa voiture, à Paris, après un refus d’obtempérer.
L’ex-députée Eva Son-Forget, élue LREM sous le prénom de Joachim avant sa transition de genre, a été jugée en son absence mardi 30 septembre 2025, au tribunal correctionnel de Paris. Le procureur a requis une peine de 10 mois d’emprisonnement avec sursis ainsi que 6.000 euros d’amende pour «refus d’obtempérer et conduite sous cocaïne». La décision du tribunal sera rendue le 8 octobre.
Course-poursuite dans les rues de Paris
Les faits se sont déroulés le 15 juin 2024, un peu avant midi. L’ancienne élue de la majorité présidentielle, Eva Son-Forget, habituée aux frasques, s’est livrée à un dangereux rodéo urbain sous cocaïne, avec refus d’obtempérer, au coeur de la capitale. Alors qu’elle roulait à vive allure au volant de sa mercedes AMG, enchainant les accélérations le long du boulevard Saint-Germain, à deux pas de l’Assemblée nationale (7e arrondissement), des policiers ont tenté de la contrôler.
Malgré les injonctions des forces de l’ordre, l’ex-députée a refusé de s’arrêter, exhibant même une cocarde tricolore, signe distinctif des élus de la République. Elle a ensuite poursuivi sa route à vive allure le long du boulevard Raspail, dans le 6e arrondissement, et tenté, pour échapper aux policiers, un spectaculaire demi-tour devant l’hôtel Lutetia. Dans la manœuvre ratée, elle a percuté la voiture d’un employé du palace.
Pas suffisant pour arrêter Eva Son-Forget, qui a continué cette course-poursuite avec la police sur 3,5 kilomètres pendant près de 15 minutes, grillant quatre à cinq feux rouges, circulant à contresens, sur des voies de bus et des pistes cyclables, et manquant de renverser piétons, moto et vélos. Sa course folle a finalement pris fin le long du quai d’Orsay, quand les policiers sont parvenus à lui barrer la route, autour de 12h10.
0,7 gramme de cocaïne
Dans le véhicule, les agents ont trouvé un badge d’accès au Parlement, deux passeports - français et kosovar -, 0,7 gramme de cocaïne et une paille transparente avec des résidus. Les analyses toxicologiques ont montré que l’ex-députée avait consommé avant de prendre le volant. Une expertise psychiatrique a néanmoins conclu à l’altération du discernement d’Eva Son-Forget au moment des faits, en raison de sa prise de cocaïne. Elle a, depuis, été hospitalisée en établissement psychiatrique.
Au regard des faits, conjugués à l’absence de l’accusée, le procureur a requis dix mois d’emprisonnement assortis du sursis et 6.000 euros d’amende à l’encontre de l’ancienne élue. La décision du tribunal sera rendue le 8 octobre.