Ce mardi 25 novembre, un professeur d’EPS doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie. L’homme est poursuivi pour homicide involontaire après le décès de Baptiste, 12 ans, en 2020 à la suite d’un malaise cardiaque en cours de sport alors qu’il possédait une dispense.
Que vont décider les magistrats à l'encontre du mis en examen ? Après deux renvois, le procès d’un professeur d’EPS, poursuivi pour homicide involontaire après le décès d’un collégien de 12 ans ayant eu un malaise cardiaque lors d’un cours de sport alors qu’il disposait d’un certificat d’inaptitude, doit se tenir ce mardi 25 novembre devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie).
Les faits qui sont reprochés au professeur remontent au 1er décembre 2020. La victime, prénommée Baptiste et âgée de 12 ans, était scolarisée au collège François-Mugnier de Bons-en-Chabelais en classe de 5e, selon nos confrères de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
L’élève souffrait en effet d’hypertrophie du myocarde, une couche de tissu musculaire du cœur située entre l’endocarde et l’épicarde.Par conséquent, Baptiste ne pouvait pratiquer aucune activité pouvant augmenter la charge de travail du cœur et disposait donc d’un certificat d’inaptitude au sport.
Baptiste est décédé deux jours après les faits
Sauf que le jour des faits, et malgré ses problèmes cardiaques, Baptiste a participé à une séance de course dans le stade du collège, comme l’indiquent nos confrères. Soudainement, il a été victime d’un malaise cardiaque. Évacué vers l’hôpital de Genève (Suisse), Baptiste est décédé le 3 décembre à l’âge de 12 ans.
A la suite de ce décès, le parquet de Thonon-les-Bains a ouvert une enquête du chef d’«homicide involontaire par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi ou les règlements». Le professeur d’EPS a finalement été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.
Trois autres personnes avaient été initialement épinglées par la justice, notamment le principal du collège, la CPE et l’infirmière. Mais ces derniers ont bénéficié d’un non-lieu confirmé par la cour d’appel de Chambéry et la Cour de cassation.