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Immigration : Alger appelle ses ressortissants visés par une OQTF à rentrer au pays, sauf les criminels

Alger a appelé ses ressortissants visés par une OQTF à rentrer au pays. «Les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie», ne sont pas concernés.

Une initiative sans précédent. Dimanche, Abdelmadjid Tebboune, le président de l'Algérie, s'est adressé aux jeunes ressortissants algériens se trouvant «en situation de précarité et irrégulière, ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’État en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays». 

Il les a appelés à rentrer en Algérie, dans le cadre d'une décision prise lors d'un Conseil des ministres. Ne sont pas concernés «les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie».

Deux catégories de jeunes concernées

Selon le média local algérien La Sentinelle, le communiqué du Conseil des ministres identifie deux catégories de jeunes concernés par ce rapatriement. D'abord, ceux qui «n’ont commis que des infractions légères, comme la crainte d’une simple convocation par la police ou la gendarmerie nationale pour être entendus sur des faits liés à l’ordre public ou d’autres motifs similaires». 

Puis, des jeunes qui ont été poussés à quitter le territoire, «victimes de manipulation». «Certains voulaient utiliser les statistiques relatives à la Harga pour ternir l’image de l’Algérie dans le but de semer le désarroi parmi les jeunes, afin qu’ils quittent illégalement l’Algérie», explique le document.

Selon le média local, le communiqué gouvernemental insiste sur le fait que «de telles situations ne méritent pas toute cette peine car ils peuvent être instrumentalisés par des milieux criminels mafieux, ce qui risque de salir leur réputation que ce soit dans le pays où ils se trouvent ou celui qu’ils ont quitté». 

Un rapatriement sous conditions

Un hypothétique retour en Algérie se ferait sous plusieurs conditions. En effet, les bénéficiaires devront d'abord «s’engager à ne pas récidiver». «La mise en œuvre des procédures liées à cette décision sera assurée par les consulats d’Algérie à l’étranger jusqu’au retour des enfants d’Algérie vers leur mère patrie», précise le communiqué. 

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