Ouadia Kaouas, un trentenaire marocain sous OQTF au lourd casier judiciaire, doit comparaître à partir de ce lundi 20 avril devant la cour d’assises de l’Isère. L’homme avait foncé sur des policiers le 5 octobre 2022 à Grenoble à la suite d’un refus d’obtempérer.
Vers une autre condamnation de Ouadia Kaouas ? Dès ce lundi 20 avril, et jusqu’au 27 avril prochain, ce Marocain âgé d’une trentaine d’années et dont la cavale en 2022 avait coûté la vie à sa passagère de 2018, doit comparaître devant la cour d’assises de l’Isère pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique et refus d'obtempérer aggravé.
L’homme, actuellement détenu et faisant l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), est en effet accusé d’avoir foncé sur des policiers en tentant de leur échappé. S’il reconnaît «des violences volontaires avec arme», le refus d’obtempérer ainsi que la conduite sous stupéfiants, le Marocain conteste avoir voulu tuer des policiers, comme l’a expliqué son avocat Me Ronald Gallo à l’AFP.
Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés dans la nuit du 4 au 5 octobre. Ce soir-là, aux alentours de 2h du matin, à Saint-Martin-d’Hères, des policiers du commissariat de Grenoble, la ville voisine, ont tenté en vain d'intercepter un véhicule conduit par Ouadia Kaouas, dans lequel se trouve également une jeune majeure.
Un accusé multirécidiviste
Les policiers les ont pris en chasse et ont échangé des coups de feu avec le conducteur. Après une course-poursuite, qui les a menés à l'autre bout de Grenoble, ils ont fini par intercepter le véhicule. Ils ont découvert la jeune femme mortellement atteinte par balle au cou et ont interpellé l'homme, blessé plus légèrement, qui tentait de prendre la fuite à pied.
A la suite de ces faits, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de la mort de la jeune femme. Ainsi, le procès qui s’ouvre ce jour ne concerne donc que le volet portant sur la responsabilité du conducteur. Les agents de police se sont portés partie civile, de même que le père de la passagère.
Ce n’est pas la première fois qu’Ouadia Kaouas a affaire avec la justice. L'accusé a été condamné en 2012 à huit ans d'emprisonnement pour des tirs sur des policiers près d'Avignon, alors qu'il était recherché pour braquage. Il était également connu à cette époque pour trafic de stupéfiants, vol, recel et infraction sur les armes.
Sorti de prison en 2020, il faisait l'objet de plusieurs procédures en 2021 (violences avec armes, port d'armes prohibé) et d'un mandat de recherche pour avoir marché dans les rues de La-Tour-du-Pin avec un fusil d'assaut, après avoir également été interpellé en possession d'un 357 Magnum à Bourgoin-Jallieu, toujours en Isère.