A la suite de l’élimination de l’Algérie à la CAN après sa défaite face au Nigeria, samedi 10 janvier, des débordements sont survenus un peu partout en France et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Au total, 12 personnes ont été interpellées.
Des débordements à répétition. Samedi 10 janvier, l’Algérie a affronté le Nigeria dans le cadre du quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 au Stade de Marrakech, au Maroc. Une rencontre cauchemardesque pour les Fennecs qui se sont inclinés face aux Super Eagles de Victor Osimhen (2-0), quittant ainsi la compétition.
Visiblement, cette défaite a déplu aux supporters algériens qui s’en sont pris aux forces de l’ordre dans différentes villes de France, comme l’a confirmé le ministère de l’Intérieur à CNEWS.
En effet, selon nos informations confirmant celles du Figaro, 12 personnes ont été interpellées sur l'ensemble du territoire national à la suite des heurts ayant éclaté peu de temps peu après le coup de sifflet final de la rencontre.
Le ministère de l’Intérieur explique en effet que «des rassemblements spontanés de supporters de l’équipe algérienne, d’abord festifs, ont généré des troubles à l’ordre public limités dans le temps comme dans l’espace avec une intervention des forces de l’ordre systématique conformément aux instructions reçues du ministre» Laurent Nuñez.
Des véhicules incendiés
Les premières dégradations ont été signalées à Lyon, dans le Rhône. Selon une source policière à CNEWS, 350 supporters algériens se sont rassemblés place Gabriel Peri aux alentours de 18h, soit peu après la première mi-temps de la rencontre. Néanmoins, des projectiles ainsi que des mortiers ont été tirés contre les forces de l’ordre. Bien qu’aucune dégradation de biens publics ou privés ne soit constatée, les policiers ont pu procéder à l’interpellation d’une personne pour «recel de vol».
Puis, aux alentours de 19h, à Roubaix, dans le Nord, une dizaine de supporters algériens s’est rassemblée dans le quartier de l’Alma. Des projectiles ont été tirés contre les policiers. Les tensions sont montées d’un cran et les forces de l’ordre ont été obligées de riposter avec un lanceur d’eau et des moyens collectif de défense pour disperser la foule. Au total, trois véhicules ont été incendiés et un mineur de 12 ans, connu au traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), a été interpellé pour un feu de poubelle avant d’être remis en liberté.
Les mêmes tensions ont été constatées à Lille où les policiers ont essuyé des tirs de mortiers. Dans le sud de la France, des heurts ont également éclaté à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, où une centaine de supporters algériens ont lancé des mortiers d’artifice en direction des forces de police. Un majeur ainsi qu’un mineur de 16 ans ont été interpellés.
A Nice, ce sont les policiers municipaux qui ont été pris pour cible à l’aide de mortiers d’artifice. A Toulouse, en Haute-Garonne, deux véhicules ont été incendiés par une vingtaine d’Algériens. Un homme de 19 ans, de nationalité française, a été interpellé pour un refus d’obtempérer. Au cours de ces violences, aucun policier n’a été blessé.