«(Je n'ai) aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu'en 2004, 2009, 2014, nous avons embauché nos assistants» et «si tant est qu'une faute ait été commise, le Parlement européen n'a pas joué ce rôle d'alerte tel qu'il aurait dû» le faire, a déclaré Marine Le Pen lors de sa première prise de parole à son procès.
L'institution européenne «avait connaissance des éléments d'ensemble constitutifs de ces contrats, nous n’avons rien dissimulé», a-t-elle poursuivi.
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de dix autres prévenus s'est ouvert mardi à 13H30 à Paris, en présence de la cheffe de file de l'extrême droite française.
La triple candidate malheureuse à l'élection présidentielle, qui joue son avenir politique lors de cette audience prévue pour durer un mois, n'a pas fait de déclaration à son arrivée au palais de justice historique du cœur de la capitale.


A quelques heures du début de son procès en appel, décisif pour la suite de sa carrière politique, la patronne du Rassemblement national Marine Le Pen a dit aborder cette échéance "dans un état d'esprit d'espérance".
"J'espère pouvoir être entendue par la cour d'appel. Je suis dans un état d'esprit d'espérance, en quelque sorte", a déclaré la cheffe des députés RN mardi matin en arrivant à l'Assemblée nationale pour la traditionnelle réunion hebdomadaire des chefs de groupes.
Mme Le Pen devait ensuite réunir ses troupes parlementaires, avant de se rendre au palais de justice de Paris, sur l'île de la Cité, où elle est attendue à partir de 13H30 devant la première chambre de la cour d'appel pour cinq semaines d'audience, jusqu'au 12 février.
Le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens du FN doit commencer ce mardi. Parmi les 24 condamnés en première instance, 13 prévenus n'ont pas fait appel.
Retrouvez notre article complet ici.
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s'ouvre ce mardi à Paris. L'audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès est prévu théoriquement jusqu'au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l'été.
La triple candidate malheureuse à l'Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, c'est-à-dire immédiate, qui l'empêche à date de concourir à n'importe quelle élection.
"J'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence", a rappelé Marine Le Pen lundi en marge des vœux à la presse de Jordan Bardella, estimant qu'il n'y avait qu'"un seul axe de défense: dire la vérité, c'est la stratégie qui est la mienne, comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue".