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Mort d'Ali Khamenei : comment le successeur du guide suprême sera-t-il choisi ?

L'Iran a décrété quarante jours de deuil après la mort de son guide suprême. [Atta KENARE/AFP]

La mort de l'ayatollah Ali Khamenei, qui a dirigé l'Iran pendant près de quarante ans, marque le début d'une des transitions les plus incertaines de l'histoire de la République islamique. Comment son successeur sera-t-il choisi ?  

Une transition difficile. Alors que le président Masoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei et un juriste du Conseil des gardiens assumeront l’intérim du pouvoir iranien en attendant de trouver un successeur à Ali Khamenei, mort ce samedi dans une frappe américano-israélienne, comment le prochain guide suprême sera-t-il nommé ?

Après environ quarante ans d'Ali Khamenei au pouvoir, l’Iran s’apprête à vivre «l'une des transitions les plus incertaines de l'histoire de la République islamique», a observé le média émirien The National. D’autant plus qu’Ali Khamenei n’avait pas désigné d’héritier.

Par conséquent, le prochain guide suprême sera choisi par l’Assemblée des experts, un organe composé de 88 dignitaires religieux élus au suffrage universel tous les huit ans.

En attendant, les candidats potentiels doivent d’abord être passés en revue et approuvés par le Conseil des gardiens, l'organe chargé de veiller au respect de la Constitution iranienne. 

L’Assemblée actuelle, conservatrice, comme l’a rapporté RFI, a été élue en 2024 est en ce moment dirigée par l’ayatollah Mohammad Ali Movahedi Kermani.

Plusieurs critères de sélection

Selon la constitution, le guide suprême doit être un homme religieux doté de compétences politiques, d'une autorité morale et doit être loyal envers la République islamique.  

Celle-ci n'exige plus que le dirigeant soit un grand ayatollah, le plus haut grade régissant la hiérarchie des ayatollahs. En effet, cette règle a été supprimée lors du référendum constitutionnel de 1989, ce qui a permis à Ali Khamenei d’accéder au poste de guide suprême.

Une autre possibilité pourrait aussi être considérée. L'assemblée peut aussi choisir de nommer un conseil de direction composé de plusieurs religieux plutôt qu'une seule personne. Cette option n'a jamais été utilisée, mais elle a fait l'objet de discussions dans les cercles iraniens ces dernières années.

En attendant, l'Iran a décrété quarante jours de deuil après la mort de son guide suprême. D'après CNN, le pouvoir par intérim souhaitera un choix rapide afin de montrer une certaine stabilité de la République islamique. En parallèle, dans un entretien accordé à ABC News, Donald Trump a affirmer avoir une idée de «qui prendre la suite en Iran».

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