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OQTF : «Aujourd'hui, les délais de rétention sont beaucoup trop courts», affirme le député Charles Rodwell

Dimanche 12 avril, le député des Yvelines Charles Rodwell a expliqué la nécessité d’allonger les délais de rétention administrative en centres des personnes sous OQTF. Sont concernées selon le représentant du parti Ensemble pour la République : quelques dizaines d’individus extrêmement dangereux.

Dans 100% Actu, l’émission présentée par Elodie Huchard, le député Ensemble pour la République Charles Rodwell a défendu sa proposition de loi, qui sera étudiée ce lundi par les députés, concernant les personnes visées par une obligation de quitter le territoire français : «Jamais nous ne renoncerons à renforcer et assurer la sécurité des Français». Le député des Yvelines souhaite s’attaquer à la durée de rétention administrative qu’il juge trop courte : «On parle quand même de gens qui ont été rendus coupables de faits de terrorisme, de séquestration aggravée, de torture, d'enlèvement, de viol. Ce sont ces gens-là que nous voulons garder en rétention avant qu'ils soient expulsés.».

Confiant, Charles Rodwell espère voir cette loi sera votée et appliquée au plus vite : «Le Conseil constitutionnel n’a pas censuré tout le dispositif. Il a simplement dit qu’il fallait mieux encadrer ce qu’on appelle les libertés publiques, les libertés constitutionnelles, qui sont importantes. Et c’est ce qu’on a fait dans le texte que nous déposons, en mémoire notamment de toutes les familles qui ont perdu un enfant qui a été assassiné sous les coups d’un migrant sous OQTF extrêmement dangereux.»

«Des délais trop courts même vis-à-vis du droit européen»

Convaincu de devoir durcir la politique migratoire, Charles Rodwell explique tenter avec les moyens qui lui sont à disposition : «Je ne prétends pas que cette proposition de loi répond à tout. Le mieux serait que ces personnes ne rentrent tout simplement pas sur le territoire français. Il y a une bonne part de notre politique migratoire qui est à revoir pour réduire massivement les flux migratoires, notamment illégaux. Mais je raisonne avec cette proposition de loi dans la situation actuelle, et la situation actuelle doit nous conduire à garder ces personnes en rétention plus longtemps.»

Il souligne que certains pays coopératifs à l’idée de récupérer leurs ressortissants sont dans l’incapacité de le faire en raison de la durée des procédures : «Il y a des pays dont les autorités consulaires ont des délais et qui, je le vois tous les jours dans mon travail, sont de bonne foi dans la capacité à récupérer certaines de ces personnes. C’est juste que les délais de rétention aujourd’hui sont beaucoup trop courts, y compris vis-à-vis du droit européen»

Une proposition de loi qui ne concernerait «que quelques dizaines d’individus par an» selon le député.

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