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Présidentielle 2027 : malgré des «retours négatifs», le RN «ne désespère pas de trouver» une banque française pour financer sa campagne

Le RN est à la recherche d'une banque susceptible de lui avancer les 10,7 millions d'euros correspondant au montant maximal remboursable par l'Etat. [Bertrand GUAY / AFP]

En quête d'une banque pour financer une partie de sa campagne présidentielle, le Rassemblement national «ne désespère pas» d'en trouver au moins une en France, malgré de premiers «retours négatifs», a indiqué mardi le trésorier du parti à l'AFP.

Le compte à rebours est lancé. Alors que les formations politiques se mettent en ordre de marche pour la prochaine élection présidentielle de 2027, le Rassemblement national est à la recherche d'une banque susceptible de lui avancer les 10,7 millions d'euros correspondant au montant maximal remboursable par l'Etat, pour les candidats qualifiés au second tour.

Si les banques françaises sont souvent réticentes à l'idée de financer le parti présidé par Jordan Bardella, celui-ci a déjà déposé «plusieurs demandes» et déjà reçu «des retours négatifs» de certains établissements, fait savoir Kevin Pfeffer, confirmant une information de franceinfo sur les difficultés du RN à trouver des financements bancaires dans l'Hexagone, comme à chaque échéance électorale.

Si les discussions semblent mal engagés, le député «ne désespère pas de trouver une, voire plusieurs» banques prêteuses. D'autant que le parti «apporte des garanties sérieuses et solides». 

«Chercher ailleurs» 

Si les banques françaises «ne veulent pas jouer le jeu, on sera obligés d'aller chercher ailleurs», a poursuit le trésorier, faisant état de plusieurs «dossiers déposés dans des banques européennes», et là aussi de «discussions en cours». En 2022, le RN avait ainsi obtenu un emprunt de 10,6 millions d'euros auprès d'une banque hongroise.

Le sujet est crucial pour le Rassemblement national, sans capacité d'autofinancement, car engagé dans un remboursement «soutenu» de sa dette, quasi intégralement composée de prêts de particuliers. Celle-ci est proche de 19 millions d'euros fin 2024. Ce passif a été ramené à 10 millions fin 2025 et s'établit à environ 8,5 millions fin mars, a précisé Kevin Pfeffer, qui prévoit de réduire encore l'ardoise à 5 millions fin décembre, jusqu'à zéro en mars 2027, juste avant la présidentielle.

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