De samedi à dimanche, les adhérents des Républicains sont invités à voter sur les modalités de désignation de leur candidat pour l’élection présidentielle de 2027. Un scrutin qui pourrait confirmer le départ en campagne de Bruno Retailleau.
Vers une clarification ? Ce week-end, les 76.653 adhérents des Républicains sont appelés à voter sur les modalités de désignation de leur candidat pour l’élection présidentielle de 2027.
Ils auront ainsi le choix entre trois modes de désignation : l’organisation d’un vote des adhérents, l’ouverture de ce scrutin aux sympathisants ou la désignation directe de Bruno Retailleau. Le vote se fera par voix électronique et s’achèvera dimanche à 18h.
Sauf surprise, l’ancien ministre de l’Intérieur devrait l’emporter et ainsi se lancer dans la campagne présidentielle. «En cas de victoire, notre parti nos fédérations et nos cadres pourront se lancer en campagne dès la semaine prochaine. Au regard de la situation du pays, le temps n’est pas un luxe», a indiqué le secrétaire général des Républicains Othman Nasrou dans un entretien accordé au Figaro ce mercredi.
L’amertume de certains cadres
Si certains militants et cadres sont favorables à une candidature de Bruno Retailleau, d’autres ont appelé à un rassemblement. C’est le cas notamment de Laurent Wauquiez, patron des députés LR à l’Assemblée nationale. L’élu de Haute-Loire a tendu la main à son rival pour «construire ensemble le rassemblement de la droite» et éviter ainsi une candidature solitaire qui la fasse perdre en 2027.
Pour y parvenir, «ça ne peut pas être un rassemblement restreint aux seuls Républicains», a souligné Laurent Wauquiez, après la décision du bureau politique de LR d'écarter une primaire ouverte à d'autres partis pour désigner le candidat de la droite et du centre à la présidentielle. Au scrutin organisé ce week-end, l’ancien président de la région Auvergne Rhône-Alpes a indiqué qu’il voterait blanc.
D’autres figures importantes du parti ont critiqué ce mode de désignation. Le 31 mars dernier, le maire de Cannes David Lisnard a claqué la porte des Républicains dont il déplore «les ambigüités» pour se lancer dans la course à l'Élysée, tout en réitérant son appel à une primaire pour désigner le candidat de la droite.
Face à ces demandes, Bruno Retailleau est resté de marbre. Dans un entretien au Figaro du 25 mars dernier, le sénateur vendéen avait estimé qu'un «candidat macroniste ne pourra pas être élu président de la République», appelant à «une rupture radicale».