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Mort de Michel Bassompierre : ces grandes villes du monde où il a exposé

Enfant, Michel Bassompierre tirait le portrait des animaux du zoo de Vincennes. [Loic VENANCE / AFP]

Bruxelles, Marrakech Venise, Monaco, New York et Paris ont accueilli les sculptures monumentales de Michel Bassompierre au cour des dernières années. Le sculpteur animalier est décédé, ce mardi 21 avril, à l'âge de 78 ans.

Enfant, Michel Bassompierre tirait le portrait des animaux du zoo de Vincennes. Adolescent, il s'échappait en forêt, la nuit, fasciné par les bruissements des coins sauvages et des bêtes invisibles. Son atelier, au sud de Nantes, regorgeait de moulages en plâtre : des ours roulaient sur le dos au sommet des étagères, un gorille massif dominait l'établi, tandis qu'au fond de la pièce gorgée de lumière, un éléphant s'éveillait. 

Ses oeuvres tout en rondeurs, de bronze ou de marbre, de quelques centimètres ou hautes de plusieurs mètres, provenaient d'une étude poussée de l'anatomie des bêtes : Michel Bassompierre voulait créer des postures et des mouvements plutôt que de les copier d'après une photo. 

Certaines des plus grandes villes du monde ont accueilli son bestiaire

Depuis quelques années, les expositions de cet ancien professeur d'arts appliqués s'enchaînaient : Bruxelles, Marrakech, Venise, Monaco et Paris et New York ont accueilli son bestiaire.  Ses «fragiles colosses», bronzes monumentaux de deux à quatre mètres de haut, ont dominé pendant un an le trottoir de la fameuse Park Avenue à New York. 

«Le monde sauvage, le frère animal, m'a toujours attiré, là où il n'y a pas d'humains. Peut-être parce que je suis une bête sauvage sans le savoir», déclarait le sculpteur, lorsque ses sculptures avaient été installées dans les rues de New York. 

Des expositions souvent accompagnées de conférences

Les expositions de Michel Bassompierre étaient souvent accompagnées de conférences où intervenaient des scientifiques et des ONG, mettant en exergue les menaces qui pèsent sur cette faune qu'il modèle. 

«Je crois au pouvoir d'émerveillement lié à l'art pour interpeller un public qui n'est pas immédiatement sensible aux mots. Dans des lieux complètement décalés, comme les rues de Paris ou de New York, cela touche un public très varié. La population humaine prend de plus en plus le pas sur la nature mais on peut malgré tout essayer de rappeler que ces animaux sont encore là et qu'il ne faut pas les oublier», expliquait à l'époque Sabrina Krief du Museum national d'histoire naturelle et régulière marraine des expositions. 

L'ambition était surtout «d'installer des oeuvres dans la rue, à la vue de tous, pour permettre à ceux qui n'osent pas franchir les portes d'une galerie d'avoir accès à l'art, même brièvement, le temps d'une promenade».

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