Un homme en fauteuil roulant électrique, atteint de la maladie de Charcot, a reçu une amende de 184 euros pour avoir utilisé son téléphone portable. Les autorités belges ont estimé que l’usage d’un écran à bord d’un véhicule électrique, quel qu’il soit, n’était pas autorisé.
C’est une situation qui a désarçonné ce Belge. Alors qu’il circulait en fauteuil roulant dans la rue, un quadragénaire, atteint de la maladie de Charcot, a été verbalisé pour voir utilisé son téléphone portable. L’homme s’est confié auprès du média belge La dernière heure en expliquant qu’il conduisait son fauteuil de la main gauche avec un joystick et qu’il tenait son téléphone de la main droite, sans même qu’il soit allumé.
Si l’homme n’a pas eu l’impression d’être «hors la loi», les forces de l’ordre en ont décidé autrement puisqu’un agent de la voie publique a décidé de le verbaliser. «Elle m'a infligé une amende de 184,67 euros au motif que j'avais mon appareil en main. Pourtant, avec ma chaise roulante, je suis plus proche d'un piéton que d'une trottinette ou d'un vélo», a-t-il révélé. Ce dernier a ajouté que son fauteuil ne pouvait pas rouler au-delà des 12 km/h et que, par conséquent, il n’avait pas le sentiment d’avoir enfreint une quelconque loi.
Une infraction de troisième degré
D’après la police belge, l’homme a commis une infraction de troisième degré et s'exposait à une amende de 184 euros. Pour l'éviter, le quinquagénaire aurait dû fixer son téléphone sur son fauteuil roulant. Comme le précise l’article 8.4 du Code de la route belge, «sauf lorsque son véhicule est à l’arrêt ou en stationnement, le conducteur ne peut utiliser, tenir en main ni manipuler aucun appareil électronique mobile doté d’un écran, à moins qu’il ne soit fixé au véhicule dans un support destiné à cette fin».
Toutefois, si l’on se réfère à la législation européenne, les fauteuils roulants électriques ne sont pas considérés comme des véhicules à moteur. Les règles d’usage ne sont donc pas les mêmes que pour les automobilistes.
Pour l’homme, l’amende n’a pas lieu d’être et relève d’une injustice. «Je ne regardais même pas [mon téléphone], je l’avais juste en main», s’est-il justifié.