Un atelier de «fabrication d’armes létales par impression 3D», dont la production était destinée à la vente, a été démantelé à Pau. Quatre hommes ont été mis en examen.
Quatre hommes âgés de 17 à 21 ans ont été interpellés et mis en examen ce jeudi «pour diverses infractions à la législation sur les armes», a précisé la vice-procureure de la République de Toulouse, Lisa Bergereau, à l’AFP ce samedi.
Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. C’est une enquête préliminaire menée depuis plusieurs mois sous l’égide du parquet de Toulouse, avec la police judiciaire de la Ville rose ainsi que celle de Pau, qui a permis la découverte de cet atelier.
Des armes destinées à alimenter un trafic
«Les armes ainsi produites étaient destinées à la vente, alimentant un trafic illicite à destination des ressorts des tribunaux judiciaires de Toulouse et de Pau», a indiqué la vice-procureure.
Selon La Dépêche du Midi, qui a révélé l’affaire, les armes découvertes étaient des pistolets de type Glock modifiés pour tirer des projectiles de calibre 22.
Le montant des bénéfices tirés de la revente de ces armes n’est pas encore connu, selon le parquet de Toulouse.