À Nîmes, ce lundi 15 juin, Pierre Quistrebert sera de nouveau jugé pour le féminicide de son ex-compagne, Maguy. En 2022, la quinquagénaire a été tuée de 32 coups de couteau à Cavaillon (Vaucluse).
Le 61eme féminicide de 2022. Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juin 2025, Pierre Quistrebert, 64 ans, va être jugé en appel dès ce lundi 15 juin, à Nîmes, pour l’assassinat de Malgorzata Splawska, surnommée Maguy.
Âgée de 50 ans, la mère de famille a été tuée de 32 coups de couteau sur le parking de l’entreprise Sterne, où elle travaillait, à Cavaillon, dans le Vaucluse.
Son ex-conjoint, Pierre Quistrebert a rapidement été soupçonné car la veille du drame, une voisine de la victime avait contacté la gendarmerie après avoir été témoin de violences et de menaces de la part de l’accusé.
Jugé en 2025, devant la cour d’assise de Vaucluse à Avignon, l’individu avait été condamné à la prison a perpétuité pour assassinat avec préméditation, plusieurs éléments et témoignages présentés par la partie civile confirmant les soupçons du tribunal.
L’État également poursuivi
En juillet dernier, la famille de Maguy avait également annoncé poursuivre l’État en justice pour «faute lourde».
Et pour cause, lorsque la voisine de Malgorzata Splawska a appelé les gendarmes, ces derniers ont constaté que l’homme était alcoolisé et l’ont seulement invité «à se reposer» au domicile de la victime, tandis qu’il a été suggéré à cette dernière de trouver «une solution d’hébergement alternative».
«L'inertie des gendarmes face à la situation de danger dans laquelle se trouvait» Maguy «est constitutive d'une faute lourde, ayant mené à l'assassinat de celle-ci», avait affirmé l’avocat de la famille Fabien Arakelian à l’AFP.