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JO des Alpes 2030 : l'heure du choix des sites olympiques est venue

Tout comme pour les JO d’hiver de Milan-Cortina qui se sont tenus cette année, le modèle dit «éclaté» sera utilisé. [Miguel MEDINA / AFP]

Aux termes de discussions difficiles, les organisateurs des JO des Alpes 2030 doivent mettre un point final ce vendredi 19 juin à la carte des sites qui accueilleront les épreuves olympiques et paralympiques d'hiver.

La fin d’une étape cruciale. Ce vendredi 19 juin, les organisateurs des JO d'hiver des Alpes 2030 vont clore les âpres discussions pour la carte des sites qui doivent accueillir les épreuves olympiques et paralympiques.

Le président du conseil d'administration du Cojop, Edgard Grospiron, a confirmé l’agenda des prochaines étapes : «Le 19 juin, on actera notre carte des sites, qui sera ensuite présentée au Comité international olympique (CIO) le 22 juin puis au grand public le 29 juin».

Tout comme pour les JO d’hiver de Milan-Cortina qui se sont tenus cette année, le modèle dit «éclaté» sera utilisé pour un périmètre qui englobera la Savoie, la Haute-Savoie, Lyon et le Briançonnais. Initialement prévue pour en faire partie, la ville de Nice a finalement refusé.

Un gros dossier reste à arbitrer : celui de l’attribution d’une partie des compétitions de ski alpin, qui se joue entre Val d'Isère et Méribel. En effet, alors que les épreuves de vitesse (descente et Super G) devraient se tenir à Courchevel, le nom de la station qui accueillera les épreuves techniques (slalom et géant) est resté flou depuis la phase de candidature de la France.

L’autre sujet qu’il reste encore à élucider porte sur la répartition des épreuves de glace dans Lyon et sa métropole, après le rapatriement précipité d'un pôle que les organisateurs avaient initialement localisé à Nice. En effet, la ville devait accueillir une patinoire provisoire dans son stade, ce qu’a finalement refusé son nouveau maire, Eric Ciotti.

La Plagne pour le bobsleigh

Soixante-quinze matches de hockey, 150 épreuves de curling, 16 sessions de patinage artistique, neuf compétitions de short-track, sans oublier les épreuves paralympiques de glace, un village des athlètes et un hub média... La capitale des Gaules et ses alentours se sont engagés dans une course contre la montre pour trouver un point de chute à ce package fraîchement hérité.

Le reste de la carte des sites olympiques est plutôt clair et ne devrait pas réserver de surprises. La Plagne, qui possède la seule piste olympique française, accueillera le bobsleigh, la luge et le skeleton. La Clusaz organisera le ski de fond et le Grand-Bornand le biathlon.

La station de Serre-Chevalier devrait accueillir les épreuves de ski acrobatique, ski de bosses et big air, et Montgenèvre celles de halfpipe, slopestyle, cross et slalom géant parallèle de snowboard. Le ski-alpinisme - sport additionnel - trouvera aussi sa place dans ce pôle briançonnais.

Les épreuves de patinage de vitesse se dérouleront pour leur part aux Pays-Bas. Dès sa candidature, la France avait décidé de ne pas construire un équipement à même de les accueillir.

Les épreuves paralympiques se répartiront entre La Clusaz et Courchevel pour le ski et Lyon pour la glace.

Restera aussi à caser d'éventuelles nouvelles disciplines qui seront annoncées par le CIO, le patinage synchronisé ou le freeride étant notamment candidats. Une fois complétée, cette carte des sites «sera un nouveau jalon décisif», a estimé il y a quelques jours la ministre des Sports, Marina Ferrari.

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