La grande fidélité d'Adriana Karembeu à la Croix Rouge

Adriana Karembeu est ambassadrice de la Croix Rouge depuis plus de dix ans[CC/Georges Biard]

Plus de quinze ans après le début de sa carrière de mannequin, Adriana Karembeu a su dépasser le cadre de la mode pour mettre son image au service de grandes causes.

 

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A la question « avez-vous souhaité vous reconvertir après votre carrière de mannequin ? », elle répond : « Je ne me reconvertis pas, je tente des expériences. J’adore les défis ! »

Depuis 2000, elle est le visage de la Croix-Rouge française dans les campagnes de publicité. « Totalement bénévole, elle nous fait cadeau de sa présence », indique le président de l’association, Jean-François Mattei. Adriana Karembeu « montre que malgré 150 ans, l’association reste jeune. Ensuite, elle sourit, elle est dynamique et avenante : c’est typiquement l’image que nous voulons donner ». Mais Adriana Karembeu ne veut pas être réduite à ce rôle d’ambassadrice de charme. « Je n’ai pas envie de donner seulement mon image. Lorsque je m’engage, ce n’est pas pour faire les choses à moitié, et une fois que l’on a découvert ce monde, on ne peut plus descendre du train en marche », nous confie celle qui se dit honorée d’avoir été choisie, même si elle n’est « ni française ni médecin ». Le mannequin a tout de même suivi des cours de médecine en Slovaquie avant de devenir une star planétaire. « Et comme elle se recycle régulièrement, elle est totalement habilitée à porter l’uniforme de secouriste », déclare fièrement l’ancien ministre de la Santé.

Depuis 2003, les campagnes publicitaires destinées à annoncer les actions de l’association mettent en scène la belle Slovaque. L’«effet Adriana» est visible, puisqu’entre 2003 et 2006, les fonds récoltés lors de cette grande quête nationale ont augmenté de 10 %, passant de 3,7 à 4 millions d’euros. La Croix-Rouge a su utiliser l’image glamour d’Adriana Karembeu. L’équipe de quêteurs coachée par le célèbre mannequin va jusqu’à arborer dans la publicité une perruque blonde pour démultiplier avec humour le pouvoir de séduction d’Adriana.

 

Vidéo : Publicité de la Croix-Rouge avec Adriana Karembeu

 

 

L’importance du secourisme

En une décennie, Adriana Karembeu ne s’est donc pas contentée d’apparaître dans les spots de télévision. Elle a multiplié voyages et actions au service de l’association. « Ce ne sont pas les lieux que je retiens mais les gens, leur histoire et leur regard », glisse- t-elle. « Même si on se sent impuissant, l’implication est personnelle. Ce qui me touche le plus, ce sont les personnes qui me racontent les larmes aux yeux qu’après avoir appris les gestes de premiers secours, elles ont sauvé quelqu’un de leur famille ». L’occasion est belle pour faire le parallèle avec son pays d’origine. « Là-bas, on est mieux préparé car on apprend ces gestes à l’école. En France, quand je me suis engagée, seulement 6 % de la population était formée », déclare-t-elle, choquée d’un constat qui s’est amélioré : « Aujourd’hui, nous en sommes à 34 % ».

Autre effet notable de son engagement, la hausse des dons pendant les quêtes nationales. « Sur les sept dernières années, nous avons engrangé un million d’euros supplémentaires », justifie Jean-François Mattei. Sans s’attarder sur ce chiffre, Adriana Karembeu n’espère qu’une chose : que la générosité des Français ne s’essouffle pas. « Tout le monde sait que nous sommes en crise, et la demande d’aide alimentaire a augmenté de 20 %. Il est donc important de faire un don, aussi petit soit-il. C’est le geste qui compte », conclut-elle très simplement.

 

Vidéo : Adriana Karembeu dans la Matinale d’Europe 1

 

 

Faire fructifier sa beauté

Elle est étudiante à Prague en troisième année de médecine (déjà prédisposée à sauver des vies) lorsqu’elle est repérée dans un concours de beauté au milieu des années 1990. Celle qui s’appelle encore Adriana Sklenarikova devient mannequin. Dans la profession, elle est connue pour détenir un record, celui des jambes les plus longues du milieu de la mode, avec cent vingt-six centimètres d’un galbe parfait. Pourtant, c’est une marque de soutien-gorge qui parviendra à s’attirer avec succès ses services. « Elle devient en 2000 l’égérie de Wonder Bra. Regardez-moi dans les yeux », c’est le slogan de la publicité Wonderbra qui la révèle. Pari gagnant pour la firme, qui vend 240 000 unités dès 2001, soit deux fois plus que l’année précédente. Il est alors aisé de comprendre pourquoi le contrat du mannequin avec la marque de lingerie a été renouvelé à trois reprises.

Sa fulgurante carrière de mannequin est lancée, et les plus grands noms de la mode veulent travailler avec elle. Lanvin, Givenchy, Karl Lagerfeld, Thierry Mugler, Gianfranco Ferré et de nombreux autres feront poser ou défiler la native de Brezno. Elle devient un des mannequins les plus connus du grand public et les mieux payés du petit monde de la mode. Elle évoque cette époque : «Mon métier m’a donné tout ce que j’ai. Je suis partie à Paris, je n’avais rien, j’ai adoré »

 

Vidéo : Adriana Karembeu et Jamel Debbouze

 

 

Sklenarikova devient Karembeu

L’année 1998 marque un tournant dans la vie d’Adriana Sklenarikova. Les quatre-vingt-dix minutes d’un vol Milan-Paris suffisent pour qu’un coup de foudre amorce son histoire d’amour avec le footballeur Christian Karembeu. Le «cheval fou» ose l’aborder, impressionné ni par sa beauté froide, ni par sa taille. Adriana est séduite.

Quelques mois plus tard, le 22 décembre de la même année, Christian et Adriana se disent «oui» en Corse. Plus qu’un top-modèle, Adriana devient alors la supportrice la plus sexy de l’équipe de France de football, au plus fort de l’engouement populaire pour les Bleus. Récents champions du monde, futurs champions d’Europe, les Zidane, Blanc, Deschamps et autres Karembeu soulèvent les foules, et Adriana bénéficie de cet enthousiasme. Dès lors, sa notoriété dépasse les frontières de la mode et du luxe, et Adriana peut faire évoluer ses activités. En 1999, elle se joint à la lutte contre les mines antipersonnel, et l’année suivante, elle rejoint la Croix-Rouge. Sa première campagne promeut la formation aux gestes qui sauvent. Adriana devient elle-même monitrice. L’effet est immédiat. Sa célébrité et la possibilité de la retrouver en formation assurent le succès de l’opération. Elle participera aussi à des opérations menées par Reporters sans frontières, et elle devient marraine de la FIDH, la Fédération internationale des droits de l’homme. Et même quand Adriana participe à une course de voitures, c’est pour la bonne cause.

Si ses engagements humanitaires et associatifs sont bénévoles, Adriana Karembeu n’oublie pas de développer ses activités professionnelles. Avec son mari, elle gère des restaurants. En 2006, elle a lancé sa propre ligne de soins cosmétiques. Avec le naturel qui la caractérise, elle explique qu’elle ne trouvait pas de produits qui lui convenaient, ce qui l’a décidée à prendre le taureau par les cornes. Mais, là encore, Adriana œuvre pour de nobles causes. Sur chaque produit vendu, un euro devrait être reversé à la Fédération internationale des droits de l’homme.

 

Vidéo : Adrianna Karembeu dans Danse avec les Stars

 

 

La mue du mannequin en icône

Devenue une star, Adriana Karembeu a su conjuguer beauté, notoriété – la sienne, celle de son mari et celle de son couple – bonnes actions et activités professionnelles. En réunissant tout cela autour de son nom et de sa personne, elle est devenue une véritable icône. Conséquence, désormais, Adriana est une star reconnue et porteuse de valeurs positives qui n’a plus le droit au moindre faux pas. En février dernier, elle participait à l’émission Vis ma vie sur TF1. Durant quarante-huit heures, elle se glisse dans la peau et dans le sillage de Frédéric Edelstein, dresseur de fauves. L’homme du cirque Pinder-Jean Richard est impressionné par la Slovaque, « bluffé par sa facilité à entrer dans la cage aux fauves, son sang-froid, sa prestance et son enthousiasme ». Malheureusement pour Adriana, la Société protectrice des animaux (SPA) n’a pas porté le même regard sur sa prestation. Immédiatement après l’émission, la SPA s’est fendue d’un courrier rappelant « la souffrance et la mauvaise adaptation » des animaux du cirque et regrettait la participation d’Adriana Karembeu à ce programme.

 

Vidéo : Adriana Karembeu dans Astérix aux Jeux Olympiques

 

 

Adriana change d’objectif

Pour autant, sa présence sur petit et grand écran n’est pas compromise. En quinze ans, Adriana Karembeu est passée des objectifs des appareils photo à ceux des caméras. Après une expérience télévisuelle sur Rai Uno, la première chaîne italienne, c’est le monde du cinéma qui lui fait les yeux doux. Le réalisateur Jean-Loup Hubert est le premier à faire appel à Adriana pour un long-métrage. Dans Trois petites filles, sorti en septembre 2004, elle campe une danseuse dont Gérard Jugnot est l’impresario. Même si le film est resté confidentiel, la carrière de comédienne d’Adriana semble avoir un certain avenir. Elle est à l’affiche du troisième volet des aventures du plus célèbre gaulois à moustaches : Astérix aux Jeux olympiques (Thomas Langmann et Frédéric Forestier, 2008). Elle y incarne, après Laetitia Casta dans Astérix et Obélix contre César, la sculpturale femme d’Agecanonix, le doyen du village. On la retrouve en 2012 dans Scènes de ménages : ce soir, ils reçoivent où elle fait une courte apparition.

 

Pour faire un don ou s’engager comme bénévole : 0 820 16 17 18 www.croix-rouge.fr

 

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