Affaire Weinstein : Léa Seydoux dénonce le comportement d'autres réalisateurs

Léa Seydoux serait, elle aussi, une victime d'Harvey Weinstein Léa Seydoux serait, elle aussi, une victime d'Harvey Weinstein[© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP]

Le nom de Léa Seydoux s'est récemment ajouté à la liste de femmes ayant dénoncé les agissements d'Harvey Weinstein mais la comédienne n'en reste pas là.

Dans une tribune au Guardian, la star ne cache pas que si Harvey Weinstein avait tenté de l'embrasser de force en se jetant sur elle notamment, elle avait eu affaire par le passé à d'autres hommes de pouvoir du milieu du cinéma qui ont tenté d'abuser d'elle.

«Dans ce milieu, il est très fréquent de rencontrer des réalisateurs qui abusent de leur position. Ils sont très influents, c'est comme ça qu'ils s'en sortent», explique-t-elle dans le journal anglais. Pour la star de «La vie d'Adèle», il est très difficile d'être femme dans ce milieu : «avec Harvey, c'était des abus physiques. Avec d'autres, ce sont juste des mots. Il faut être très forte pour être une femme dans l'industrie du cinéma», lâche-t-elle ainsi.

Au cours de cette tribune, elle ne dénonce personne en particulier mais remonte dans ses souvenirs : «La première fois qu'un réalisateur m'a fait une remarque déplacée, j'avais environ 20 ans. je respectais beaucoup son travail. Nous étions seuls et il m'a dit : «j'aimerais pouvoir faire l'amour avec toi. J'aimerais pouvoir te baiser», raconte celle qui se souvient avoir été alors très mal à l'aise face à un homme qui aurait eu, selon elle, des relations sexuelles avec toutes les actrices qu'il avait filmées.

Léa Seydoux se souvient aussi d'un autre cinéaste qui filmait de très longues scènes de sexe, quitte à tourner pendant des jours ces fameux plans. Un autre aurait essayé de l'embrasser et aurait «agi comme un fou» lorsqu'elle aurait refusé ses avances.

Un milieu teinté de misogynie et d'abus de pouvoir

Par ces récits, la jeune femme dépasse le scandale Weinstein pour sensibiliser les fans de cinéma et les actrices en devenir au statut de la femme dans le cinéma, comme l'avait fait avant elle Jennifer Lawrence. «Si vous êtes une femme travaillant dans ce milieu, vous devez vous battre parce que c'est un monde très misogyne. Pourquoi les salaires sont-ils si inégaux ? Pourquoi les hommes gagnent-ils plus que les femmes ? Il n'y a aucune raison pour que ce soit ainsi», s'insurge-t-elle.

Elle finit son texte en déplorant également les diktats de beauté imposés par Hollywood et le botox généralisé pour les actrices dès leur trentième anniversaire.

La comédienne conclue enfin par une note d'espoir : «Je pense - et j'espère - que nous allons enfin avoir du changement. Seule la vérité et la justice peuvent nous faire avancer».

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