G. Didier : "Comme sarkozyste, pour la case parti, je coche Copé"

Geoffroy Didier votera Copé "qui a gagné ses galons" pour diriger l'UMP Geoffroy Didier votera Copé "qui a gagné ses galons" pour diriger l'UMP[LIONEL BONAVENTURE / AFP]

Avec Guillaume Peltier, il veut incarner la relève sarkozyste. Geoffroy Didier a cofondé la Droite forte, une des six motions en lice au congrès de l’UMP. Le Conseiller régional Ile de France et secrétaire national du parti, annonce dans cet entretien qu’il votera pour Jean-François Copé.

La Droite forte est-elle la motion la plus sarkozyste ?

Nous ne sommes ni dans le culte de la personnalité ni dans la nostalgie du personnage mais nous voulons affirmer haut et fort les valeurs que Nicolas Sarkozy a promues et incarnées pendant la campagne de 2007, son quinquennat et pendant la campagne de 2012. Ces valeurs sont simples et claires : l’amour de la France et le respect de ses frontières, la priorité au mérite et au travail et la place de l’ordre et de l’autorité de la loi dans la société.

Aujourd’hui, la droite doit faire un véritable choix idéologique pour demain : nous devons choisir entre la droite molle et la droite forte. Mais si la droite est trop molle, nous laisserons un boulevard au Front national.
 

C’est pourtant ce message qui a perdu le 6 mai dernier ?

Le score obtenu par Nicolas Sarkozy qui a contredit les 400 sondages de la campagne a en réalité été une forme de victoire ; il y a un an, on nous disait qu’il n’y avait plus un sarkozyste en France et le 6 mai dernier, ils étaient 17 millions. Beaucoup de médias, de commentateurs, de syndicats avaient décidé de se substituer au peuple. Ce sont eux et François Hollande qui ont trompé les Français.

Vous réclamez des quotas de journalistes de droite dans le service public. Si tel avait été le cas durant la campagne, Nicolas Sarkozy aurait gagné ?

Cela aurait sans doute contribué à rééquilibrer les choses. Nous estimons que nos concitoyens qui payent leur redevance télé ont le droit au pluralisme et à la diversité des opinions. Cela n’a pas été le cas pendant le quinquennat ni pendant la campagne présidentielle. Il y avait au contraire unanimité contre Nicolas Sarkozy. De manière claire ou insidieuse.

Mais nous croyons d’abord en l’indépendance des journalistes. Puisqu’elle n’est pas suffisamment relayée, nous sommes contraints d’exiger un rééquilibrage, en passant par des débats entre journalistes de gauche et de droite.

N’est-ce pas le cas depuis l’élection de François Hollande ?

Quand on compare ce qu’a été injustement dit et écrit sur Nicolas Sarkozy avec la mode du moment qui est au Hollande-bashing, il y a encore beaucoup à faire pour rééquilibrer les choses.
 

Pourquoi aucun dirigeant de la Droite Forte n’a-t-il été candidat à la présidence de l’UMP ?

Chacun doit garder la mesure des choses. Il y a le congrès des hommes et le congrès des idées, historique pour notre famille. Nous souhaitons porter un message et la meilleure manière de le porter, c’est de ne pas rendre notre motion otage de l’un des candidats. C’est pourquoi nous avons des parrains fillonistes, d’autres copéistes comme des non-alignés.

Nous souhaitons construire l’avenir en portant un message qui correspond aux aspirations profondes et concrètes des militants mais nous n’avons pas évidemment la prétention de représenter l’ensemble de l’UMP.

Entre Fillon et Copé, qui soutenez-vous ?

En tant que telle, notre motion ne prendra pas position dans la compétition interne à l’UMP. Mais chacun peut, à titre personnel, afficher sa préférence. Pour ma part, je voterai Jean-François Copé le 18 novembre. Pendant la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, il a fait le job en mettant l’UMP en ordre de bataille. De plus, son axe de campagne, à la fois offensif et républicain, notamment en dénonçant les dérives communautaristes, correspond aux attentes des militants.

Je respecte beaucoup François Fillon mais Jean-François Copé est avant tout un combattant. Comme sarkozyste, pour la case «parti», je coche «Copé».

 

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