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Bourgi condamné pour avoir diffamé J.M. Le Pen

L'avocat franco-libanais Robert Bourgi répond aux journalistes, le 12 septembre 2011 à Paris [Johanna Leguerre / AFP/Archives] L'avocat franco-libanais Robert Bourgi répond aux journalistes, le 12 septembre 2011 à Paris [Johanna Leguerre / AFP/Archives]

Robert Bourgi a été condamné jeudi à 1.000 euros d'amende pour avoir diffamé Jean-Marie Le Pen en l'accusant d'avoir touché des fonds occultes du président gabonais Omar Bongo pour financer sa campagne présidentielle de 1988.

Conseiller officieux de Nicolas Sarkozy pour l'Afrique, M. Bourgi avait tenu ces propos en septembre 2011 sur BFMTV. M. Le Pen avait qualifié ces accusations de "ridicules" et avait estimé qu'elles étaient "téléguidées" par M. Sarkozy.

Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que la preuve de ces allégations n'était pas rapportée et que la bonne foi de M. Bourgi ne pouvait pas être retenue. Il l'a en outre condamné à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à M. Le Pen, président d'honneur du Front national.

Robert Bourgi a décidé de faire appel de cette décision, selon son avocat Me Eric Dupond-Moretti.

Le conseil de M. Le Pen, Me Wallerand de Saint-Just, s'est dit "heureux d'avoir gagné cette affaire qui porte sur l'honneur personnel" de son client, qui s'était, chose très rare, présenté au tribunal lors de l'audience, le 8 novembre.

Démentant tout "complot politique", M. Bourgi s'était présenté comme "le seul et dernier détenteur de tous les secrets de la Françafrique". Il avait expliqué qu'il avait voulu, avec ces déclarations, susciter un "printemps africain".

Poursuivi par M. Bourgi pour diffamation et injure pour des propos tenus à la suite de ces accusations, M. Le Pen a quant à lui été relaxé. Il avait notamment qualifié M. Bourgi d'"homme de main".

L'essayiste Caroline Fourest a elle aussi été relaxée. Poursuivie par M. Le Pen, elle avait repris sur l'antenne de France Inter les accusations de M. Bourgi, tout en concluant son intervention par un "si" hypothétique sur la véracité des accusations portées.

L'ancien conseiller en communication de M. Le Pen, Lorrain de Saint-Affrique, avait confirmé les propos de M. Bourgi, ce qui lui avait valu d'être également poursuivi en diffamation.

Mais il n'avait pas pu être cité à son adresse actuelle et avait appris par la presse que le procès s'était tenu. Dans le dossier le concernant, le tribunal a ordonné la réouverture des débats. Une audience technique est fixée au 28 février et son procès ne devrait pas se tenir avant plusieurs mois.

Me Dupond-Moretti souhaite le faire citer comme témoin lors du procès en appel, a-t-il indiqué à l'AFP.

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