Fromantin : "un UDI plus indépendant"

Jean-Christophe Fromantin à la tribune de l'Assemblée nationale en 2013. Jean-Christophe Fromantin à la tribune de l'Assemblée nationale en 2013. [JACQUES DEMARTHON / AFP]

Candidat à la présidence de l’UDI depuis la démission de Jean-Louis Borloo en avril dernier, Jean-Christophe Fromantin entame la dernière ligne droite de sa campagne, avant le début de l’élection, le 8 octobre.

 
En course face à Hervé Morin, Yves Jégo et Jean-Christophe Lagarde, le député-maire de Neuilly (Hauts-de-Seine) est en déplacement vendredi à Agen et à Toulouse, dans le cadre de son tour de France. Son objectif est de faire de l’UDI une véritable alternative aux grands partis, ce qui passe par davantage d’indépendance et une meilleure représentation de la société civile.
 
 
Où l’UDI doit-elle se positionner sur l’échiquier politique ?
 
Je n’aime pas l’idée que l’UDI doive former des alliances avec d’autres formations politiques pour exister. On ne peut plus gérer les partis ainsi. Il y a urgence. Car neuf Français sur dix ne font plus confiance aux partis, dont le rôle est pourtant de jouer l’interface entre la population et les institutions. On attend de nous des projets, pas des jeux d’appareils pour sauver notre peau. L’UDI doit être un parti de gouvernement, indépendant et innovant.
 
 
Cela signifie-t-il aucune alliance au centre ni à droite ? 
 
Je ne suis pas farouchement opposé à des ententes avec l’UMP ou avec un autre parti au niveau local, à partir du moment où il y a une convergence des projets. Mais cela doit se décider à l’échelon territorial, au cas par cas. 
 
 
Vous comptez aussi impliquer davantage la population…
 
Un parti moderne doit être très ouvert à la société civile. Chacun d’entre nous a une responsabilité politique car c’est de notre avenir et de celui de nos enfants qu’il s’agit. Il faut reconstruire ensemble une trajectoire de confiance.
 
 
Vous proposez aussi de revoir le mode de financement des partis...
 
Je souhaite en effet que l'on passe du financement par les adhésions, très opaque, au financement par les dons. On voit trop souvent des élus faire adhérer leurs administrés afin d'obtenir un corps électoral sur-mesure au sein des partis. C'est un système qui pervertit le socle éthique des partis.
 
 
Le Premier ministre, Manuel Valls, va affronter le vote de confiance le 16 septembre. Quelle sera votre position ?
 
Dans la situation actuelle, on ne peut pas voter la confiance. Il ne faut pas se contenter d'ajustements mais aller beaucoup plus loin pour reconfigurer une politique publique pour le développement et la croissance. Remodeler le code du travail, reprendre en main une partie du dialogue social... le chantier est vaste.
 
 
Ces derniers jours ont été marqués par le retour de Nicolas Sarkozy qui se préciserait. Qu'en pensez-vous ?
 
Il faut en finir avec cette idée d'homme providentiel, de super héros. Cela a été le cas pour Nicolas Sarkozy en 2007 mais aussi pour François Hollande en 2012. Lorsqu'un projet est incarné par un homme, c'est pas la même démarche.
 

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