L'Assemblée vote la reconnaissance de la Palestine

L'Assemblée Nationale, le 29 avril 2014. [Eric Feferberg / AFP/Archives]

L’issue du vote était sans surprise, malgré une Assemblée divisée. La proposition de résolution socialiste sur la reconnaissance de l’Etat palestinien a été validée mardi par 339 voix contre 151.

 

La quasi-totalité de la gauche a voté pour, alors que les députés de l’UMP et de l’UDI ont majoritairement voté contre cette résolution qui «invite le gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit avec Israël». L’Autorité palestinienne a salué le vote du parlement français. Mais le son de cloche a été différent du côté de l’ambassade d’Israël en France, pour qui cette décision «va éloigner les possibilités d’arriver à un accord de paix». A l’extérieur de l’Hémicycle, une centaine de personnes s’étaient réunies à l’appel d’associations pro-israéliennes pour dénoncer cette initiative.

 

Un vote pour faire pression

Cette résolution est dite non contraignante, c’est-à-dire qu’elle n’aura pas d’impact concret. Mais plutôt une portée symbolique, alors que la Palestine, actuellement Etat observateur, tente de faire avancer sa cause à l’Onu.

Ce vote inscrit la France dans un mouvement global européen (les Parlements de Grande-Bretagne et d’Espagne ont effectué un vote similaire) considérant que la reconnaissance de la Palestine est un moyen de faire pression afin d’accélérer le processus de paix.

Mais la France veut aller plus loin. Lors de l’examen de cette loi, vendredi dernier, le ministre des ­Affaires étrangères, Laurent Fabius, a ­annoncé que la diplomatie française voulait proposer l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu pour aboutir à un règlement définitif du conflit, dans un délai de deux ans.

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