Hollande en direct lundi sur France Inter

Le président de la République François Hollande à l'Elysée. Photo d'illustration. [Archives AFP]

Le chef de l’Etat, à l’offensive, bouscule sa rentrée avec deux heures de direct sur France Inter lundi 5 janvier.

 

François Hollande qui a fait de la combativité, l'"audace" et la "confiance" les maîtres-mots de ses voeux au Français, enchaîne dès lundi avec une émission exceptionnellement longue sur France Inter où il répondra aux questions des journalistes et des auditeurs.

Invité du "7-9", la matinale de la radio publique, le chef de l'Etat s'exprimera pendant deux heures sur les questions économiques, sociales, politiques et internationales.

Puis il présidera un conseil des ministres avancé à lundi après la trêve de fin d'année et présentera dans la foulée ses voeux au gouvernement.

"On ne prend jamais de risques quand on est combatif et que l'on va de l'avant", fait valoir un proche.

"L'idée est de préciser et de compléter les priorités annoncées lors de son allocution de 31 décembre, au moment où l'exécutif commence cette nouvelle année placée sous le signe du combat", insiste-t-il.

Si le président Hollande, toujours selon son entourage, n'a "pas l'intention a priori de multiplier les annonces", il a "la volonté de répondre à toutes les questions du moment, sur tous les sujets clefs de l'action présidentielle".

Au chapitre international, il "détaillera la stratégie de la France pour la préparation de la conférence mondiale sur le climat qui se réunira à Paris en décembre 2015".

Il devait s'entretenir vendredi à l'Elysée avec Nicolas Hulot, son "envoyé spécial pour la protection de la planète", cheville ouvrière de cette conférence.

Il reviendra aussi sur l'action diplomatique de la France au Moyen-Orient et sur la crise ukrainienne alors que le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé une rencontre avec Vladimir Poutine le 15 janvier au Kazakhstan, sous le patronage du président français et de la chancelière allemande Angela Merkel.

Sur l'Europe, François Hollande devrait préciser la position de Paris à quelques semaines d'un sommet européen convoqué le 12 février alors que Bruxelles travaille d'arrache-pied au plan Juncker prévoyant 315 milliards d'investissements en Europe dans les trois ans.

François Hollande évoquera les réformes économiques, particulièrement "les différents aspects" de la loi Macron pour l'activité et la croissance, censée libérer les énergies entrepreneuriales et débattue à partir du 26 janvier au Parlement.

Il reviendra sur le "compte pénibilité", dénoncé comme une usine à gaz par le patronat, sur la modernisation du dialogue social ainsi que des réformes concernant directement la vie des Français comme les futures lois sur la santé ou la fin de vie.

"Il aura également à coeur de revenir sur la question des valeurs, de la lutte contre l'obscurantisme, le déclinisme et les populismes", précise celui-ci, indiquant encore qu'il devrait dédier un "moment" aux questions de jeunesse et d'éducation.

France Inter compte nombre d'enseignants parmi ses auditeurs.

 

Proximité

François Hollande doit consacrer une partie de sa journée de vendredi mais surtout son week-end à la préparation de cette émission jalonnée, selon l'Elysée, de "quatre séquences d'interview, les trois premières avec des journalistes de France Inter et la dernière, plus longue, avec les Français".

Le principe de cette émission était en discussion depuis plusieurs mois avec France Inter qui l'avait proposée et la décision de la réaliser a été arrêtée dans la plus grande discrétion il y a près de trois semaines, confie un proche du président.

Le 6 mai 2014, deux ans jour pour jour après son élection, François Hollande avait déjà répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC puis à celles des auditeurs et téléspectateurs de ces chaînes avant de renouveler l'exercice six mois plus tard, au jour exact de la mi-mandat, sur TF1 et RTL.

Il jouera donc de nouveau lundi la carte de la proximité après la solennité affichée de ses voeux pour 2015, prononcés pour la première fois assis à sa table de travail, à l'Elysée.

Reparti à la conquête de l'opinion alors que sa cote de confiance, toujours historiquement basse, a connu un léger rebond, le chef de l'Etat s'était fait le chantre de la réforme, l'"audace", la "confiance".

Il s'était toutefois gardé de toute promesse ou d'annonces majeures après une année 2014 qui fut, de son propre aveu, "rude et jalonnée d'épreuves".

 

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