Loi Macron : feu vert pour l'ouverture 12 dimanches par an

Emmanuel Macron, ministre de l'Economie à l'Assemblée nationale[Stéphane de Sakutin / AFP]

L’Assemblée a voté samedi après-midi l'un des points les plus controversés du projet de loi Macron, l'ouverture possible des commerces 12 dimanches par an, en dépit des menaces des "frondeurs" PS de ne pas voter l'ensemble du texte mardi.

 

Les députés ont adopté l'article 80 du texte qui prévoit que le nombre possible d'ouvertures dominicales des commerces passe de cinq à 12 par an, sur décision du maire jusque cinq et après avis de l'intercommunalité au-delà. 

L'article a été voté par la majorité du groupe PS en dépit de l'opposition réunie des frondeurs PS, du Front de gauche, des écologistes, de l'UDI et de l'UMP.

 

Entre socialistes

Mais l'essentiel du débat s'est déroulé entre députés socialistes, l'opposition ne manquant pas, comme l'UMP Jean-Frédéric Poisson, d'ironiser sur les "changements de position" au sein d'un parti auparavant vigoureusement opposé à une extension du travail le dimanche.

"Si vous retiriez cet article 80, nous pourrions retrouver une relation un peu plus apaisée mais vous restez sourd", avait ainsi déploré le "frondeur" socialiste Christian Paul à l'adresse d'Emmanuel Macron. 

 

Faire un geste

Un autre frondeur, Laurent Baumel avait conseillé au ministre de "réfléchir sérieusement" à "faire un geste politique avant mardi", jour du vote solennel sur le projet de loi.

Peine perdue, M. Macron a répondu qu'il "ne cherchait pas des compromis politiques pour rallier des voix".

 

Amendement

Par ailleurs, les députés ont voté un amendement pour que les salariés travaillant dans les supermarchés (qui bénéficient d'une dérogation permanente pour ouvrir chaque dimanche jusque 13H00) bénéficient d'une rémunération majorée d'au moins 30%.

Alors que Manuel Valls a fait une brève apparition dans l'hémicycle, les députés devaient s'attaquer en fin d'après-midi aux derniers points du projet de loi débattu depuis trois semaines: la réforme de la justice prud'homale, celle des licenciements collectifs et la lutte contre le travail illégal.

 

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