Après la défaite, la gauche à l'unisson ?

Le Premier ministre Manuel Valls a annulé son déplacement en Allemagne prévu mardi.[JACQUES DEMARTHON / AFP]

Après l'échec aux départementales, l'exécutif veut rassembler à tout prix en vue des prochains scrutins, les régionales en décembre mais également l'élection présidentielle de 2017.

 

Les ténors du PS l’ont reconnu dès l’annonce des résultats : la division de la gauche est largement responsable de son échec aux élections départementales. "Nous avons perdu par bêtise politique, par division factice", a déclaré lundi le chef de file des députés socialistes, Bruno le Roux.

C’est donc un nouvel appel au rassemblement qui a été lancé par le gouvernement, avec déjà dans l’optique les régionales de décembre et plus long terme l'échéance de 2017.

 

Les Verts de retour au gouvernement ?

Les rencontres et pourparlers devraient donc ponctuer cette semaine. "J'appelle les formations de gauche au dialogue, à la mise à plat des divergences, à la construction d'une alliance de gauche et des écologistes", déclarait dimanche soir le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui doit recevoir dès ce lundi une délégation d’EELV.

Les Verts, qui apparaissent toujours aussi divisés sur la question de participer ou non au gouvernement en cas de remaniement, devraient également rencontrer le Parti communiste dans les prochains jours. Le PCF qui, comme le Parti de gauche, appelle à une nouvelle alliance avec "les partis (...) d’opposition de gauche" a affirmé Jean-Luc Mélenchon.

 

Manuel Valls devant les députés

Le Premier ministre Manuel Valls a de son côté annulé son déplacement en Allemagne où il devait participer mardi, à Berlin, au Conseil des ministres franco-allemand et a décidé de reporter son déplacement à la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort.

Le locataire de Matignon souhaite en effet s'adresser demain aux députés socialistes à Paris, a indiqué son entourage. Manuel Valls devrait revenir sur la défaite socialiste mais également rappeler une fois de plus que l'exécutif gardera le cap de sa politique économique, au risque de fâcher encore un plus les députés frondeurs.

 

 

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