Hollande assure que "le cap" des réformes "sera tenu"

Manuel Valls et François Hollande, le 4 avril 2014.[LIONEL BONAVENTURE / AFP]

François Hollande a assuré mardi à Berlin que malgré la défaite de sa majorité aux élections départementales "le cap" des réformes serait "tenu" en France avec "deux priorités : le soutien à l'investissement et la justice sociale en favorisant le travail".

 

"Le cap a été fixé et il sera tenu", a déclaré le président français aux côtés de la chancelière Angela Merkel, à l'issue du 17e Conseil des ministres franco-allemand.

"Ensuite, il y a des expressions qui sont entendues à travers tous les scrutins à chaque fois qu'ils se tiennent même si ce sont des scrutins locaux", a-t-il reconnu alors qu'une partie de sa majorité rue dans les brancards après cette lourde défaite dimanche.

Le Premier ministre Manuel Valls, resté à Paris pour tenter de calmer la gauche frondeuse de sa majorité, "a déjà donné un certain nombre d'éléments". "Le gouvernement y apportera les réponses espérées mais dans la cohérence par rapport à ce que nous avons engagé et qui commence à porter ses fruits", a-t-il précisé.

 

L'investissement et la justice sociale

"Nous avons une responsabilité commune", a-t-il dit et "la mienne c'est de faire que la France réussisse, que la France puisse avancer dans la justice sociale et en même temps dans le progrès c'est-à-dire la capacité pour les entreprises de créer des emplois". "Mes deux priorités, c'est le soutien à l'investissement et la justice sociale en favorisant le travail", a conclu le chef de l'Etat français".

L'Allemagne et la France ont dévoilé mardi une liste de projets d'investissements communs, tournés essentiellement vers les domaines de l'énergie et du numérique.

 

Valls s'interroge sur le programme de l'UMP

Le Premier ministre Manuel Valls a appelé mardi l'UMP à se "découvrir", déclarant ignorer son programme et son projet, et assuré que la majorité allait tirer les leçons du vote de dimanche alors que le parti d'opposition "ne l'a jamais fait" lorsqu'elle était au pouvoir.

 

 

"Oui, nous devons tirer les leçons" des départementales. "Vous, vous ne l'avez jamais fait quand vous avez perdu les élections locales." Mais, a poursuivi Manuel Valls, "je ne sais pas quel est votre programme, je ne sais pas quel est votre projet, sinon qu'il faut 150 milliards d'économies supplémentaires pour mettre en cause les services publics".

"Je ne sais pas, a-t-il enchaîné, quel est votre programme, si ce n'est pour parler d'assistanat, je ne sais pas quel est votre programme, M. Jacob, sinon pour courir derrière l'extrême droite à travers le débat nauséabond sur les cantines scolaires".

"Vous devez vous découvrir, présenter un vrai projet aux Français", a lancé Manuel Valls."Il y a plusieurs projets qui sont aujourd'hui devant les Français. Celui de sortir de l'euro, celui de sortir de la Politique agricole commune (PAC), sortir de l'Union européenne, c'est-à-dire de ruiner les Français", a-t-il relevé en visant le Front national.

Selon lui enfin, "il y a votre projet qui consiste à remettre en cause le modèle social et il y a notre projet que nous devons mieux expliquer, mieux concrétiser, avec des résultats, qui est celui de redresser le pays et de garder toujours le cap du progrès et de la justice sociale".

 

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