Le PS en route vers 2017

La photo de famille a été quelque peu gâchée par l’absence des responsables des «frondeurs» et de l’aile gauche du parti.[MEHDI FEDOUACH / AFP]

«Tout va changer au PS», a promis Jean-Christophe Cambadélis pour son discours de clôture du congrès de Poitiers, qui réunissait depuis vendredi la famille socialiste.

 

Le premier secrétaire du parti, fraîchement réélu par les militants, a réitéré sa volonté de «renouveau» afin de mettre le parti en ordre de marche pour les échéances à venir : les régionales de décembre et la présidentielle de 2017.

Rappelant la nécessité de poursuivre les réformes de fond, il a toutefois estimé possible d’«infléchir» la politique économique du gouvernement et a assuré qu’il serait le «garant de l’unité de tous», alors que les derniers mois ont été marqués par de fortes divisions au sein du parti au pouvoir.

Un rassemblement également revendiqué par le Premier ministre la veille. Lors de son discours, Manuel Valls a affiché sa volonté de maintenir le cap engagé et rendu un long hommage à François Hollande, suscitant l’ovation de l’assemblée.

 

Des divisions persistantes

Si l’ensemble du gouvernement et des ténors du parti avaient répondu présent à cette grand-messe, la photo de famille a été quelque peu gâchée par l’absence des responsables des «frondeurs» et de l’aile gauche du parti.

«Le message, c’est que les frondeurs ne baissent pas la garde», a assuré le député Laurent Baumel. Ce rendez-vous a également été marqué par la diatribe de l’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, qui a sévèrement attaqué la politique du gouvernement dans une tribune publiée hier dans le JDD.

Ce congrès, «c’est une étape importante franchie, mais ça ne veut pas dire que tout est réglé», a-t-on concédé dans l’entourage du Premier ministre.

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