IVG : le prêtre mormon de l’équipe de campagne de Fillon fait polémique

Dominique Calmels a rejoint l'équipe de campagne de François Fillon au sein du pôle fiscalité. [AFP / ARCHIVES]

Il y a quelques jours François Fillon dévoilait l’organigramme de son équipe de campagne. Au sein du pôle financier figure Dominique Calmels, directeur financier d'Accenture et prêtre mormon. Les propos de ce dernier sur l'avortement suscitent la polémique. 

Interrogé par LCI, Dominique Calmels a souligné qu’il avait été recruté pour ses compétences en matière de fiscalité et non pour ses fonctions religieuses. «Nous avons des points communs, c’est évident. Les mormons sont des chrétiens, les catholiques sont des chrétiens. Et même si nos approches diffèrent parfois, nous avons sur le fond des choses le même avis», a-t-il toutefois concédé.

Dominique Calmels et François Fillon se rejoignent notamment sur la question de l’avortement, auquel ils sont tous deux opposés à titre personnel. La nouvelle recrue du candidat à la présidentielle s’est ainsi confiée sur le sujet : «l’avortement doit être accepté en cas de danger pour la mère, de viol et d’inceste. La position de l’église mormone – et la mienne – est d’encourager les jeunes femmes à garder le bébé jusqu’au bout».

Laurence Rossignol scandalisée

A l’heure où l’IVG revient sur le devant la scène, cette dernière déclaration a suscité un début de polémique. «On peut s’étonner aussi que ce même candidat (François Fillon, ndlr) ait recruté récemment un prêtre mormon, soi-disant pour s’occuper des questions de fiscalité, mais dont la première déclaration a été de dire qu’il pensait que l’IVG devait être réservée aux cas de viol, d’inceste ou de mise en danger de la vie de la mère», a fustigé la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, lors de la séance de questions au gouvernement mardi.

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Au sujet de François Fillon, la ministre a également dénoncé le fait «qu’un candidat à la présidence de la République convoque aussi souvent sa foi pour justifier de ses choix politiques». Une référence non déguisée à la déclaration du candidat lors de son passage au 20h de TF1 mardi 3 janvier. «Je suis gaulliste et, de surcroît, je suis chrétien. Je ne prendra jamais une décision qui soit contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne humaine, au respect de la solidarité», avait-il alors souligné.  

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