Bientôt, des "embryons digitaux" ?

Les maladies génétiques pourront désormais être repérées avant même la fécondation du foetus Les maladies génétiques pourront désormais être repérées avant même la fécondation du foetus[AFP / Archives]

Des scientifiques américains ont réussi à mettre au point un système qui prédirait le risque de maladies génétiques rares chez un fœtus grâce à un "embryon digital". Breveté en janvier, il sera disponible fin avril. Bienvenue à Gattaca ?

 

C'est en collaboration avec l’Université de Princeton que le laboratoire GenePeeks a conçu un programme qui est capable de créer un "embryon digital" à partir de l’ADN d’un homme et d’une femme, grâce à une technique de séquençage de génome humain. 

Breveté depuis le mois de janvier, ce procédé appelé "Matchright technology" peut modéliser la combinaison génétique qui s’effectuerait au moment de la fécondation. Un algorithme évalue ensuite les risques de maladies génétiques transmissibles  : "Notre technologie prédit comment vos gènes et ceux du donneur interagiront", explique GenePeeks sur son site.

 

Pouvoir choisir parmi 100.000 donneurs

Ce sont les banques de sperme et les centres de traitement de la fertilité - un marché potentiel très lucratif - qui sont principalement visées par le laboratoire. En effet, ceux qui y ont recours pourront "trier" les gamètes avant de se les faire implanter. Le programme sera disponible dès la fin du mois d’avril aux Etats-Unis. 

GreenPeeks dispose des données concernant environ 100.000 génomes individuels. A partir de ces informations, le laboratoire est en mesure d’établir une liste de donneurs potentiels pour la future mère

 

Bébé sur catalogue

Même s’il peut reconnaitre environ 500 maladies génétiques, ce procédé ne détecte que celles qui se transmettent dès la fécondation, comme la mucoviscidose par exemple. 

Le système a pour ambition d'évoluer avec le temps et être à même de détecter beaucoup plus de caractéristiques chez les futurs enfants, comme la couleur des yeux, le sexe ou la taille. 

 

Présentation du projet GenePeeks (en anglais)

 

 

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