La quasi totalité des régions françaises sont au stade épidémique de bronchiolite d’après le dernier bulletin sur les infections respiratoires de Santé publique France. L'occasion de rappeler les différents symptômes qui doivent vous alerter.
Santé publique France tire la sonnette d'alarme. L’épidémie de bronchiolite est bien installée sur le territoire. La Martinique et la Guadeloupe sont désormais aussi placées au stade épidémique. La réunion et Mayotte sont en phase pré-épidémique, selon le dernier bulletin hebdomadaire des infections respiratoires aiguës.
Les consultations réalisées par SOS Médecins en lien avec la bronchiolite représentent 11,4% de leurs actes. En une semaine, le taux de passage aux urgences est passé de 18,5% à 21,3%. Le taux d'hospitalisation, à la suite, a grimpé de 32,2% à 36,5%. Cela correspond à 3 014 enfants de moins de 1 an reçus en urgence dont 974 ont été hospitalisés.
Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, notamment pour protéger les populations vulnérables comme les nourrissons. Il est toujours important de connaître les symptômes de la bronchiolite pour agir au plus vite en cas d'infection.
Les premiers signes
Les premiers symptômes de la bronchiolite sont ceux d’un simple rhume ou d’une rhinopharyngite : écoulement nasal, toux sèche légère et fièvre peu importante, rapporte le site Elsan.
Apparition des problèmes respiratoires
Ensuite, des problèmes respiratoires apparaissent : les bronches sont encombrées de mucus, la respiration s’accélère, la toux devient grasse, un creux se forme au niveau des côtes à chaque inspiration. Dans la majorité des cas, ces symptômes disparaissent spontanément en huit à dix jours, mais certaines complications peuvent intervenir.
De possibles détresses respiratoires
La bronchiolite engendre parfois une détresse respiratoire : la peau, les lèvres et les ongles prennent une couleur cyanosée (bleutée ou grisâtre), un sifflement se manifeste lors du passage de l’air dans les voies respiratoires encombrées et le patient montre des signes de lutte.
Pour limiter les risques, il existe un vaccin proposé aux femmes enceintes, des anticorps monoclonaux pour les nourrissons et un vaccin destiné aux personnes âgées. La vaccination et les gestes barrières participent grandement à limiter les contaminations.