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Covid-19 : voici les pays européens qui ont le mieux réagi face à la crise, selon une étude

L'Italie est le pays qui a le plus souffert de la crise du Covid-19. [Image illustration]

Presque cinq ans après l'apparition du premier cas de Covid-19 en Chine, une étude inédite dresse le bilan des pays européens qui ont su se montrer les plus réactifs pour gérer la crise. Une publication riche d'enseignements qui revient sur une période marquée par ses nombreuses incertitudes.

Une réactivité qui a permis de sauver des vies. Une étude publiée par la revue BMC Global and Public Health, menée par l’Institut Pasteur et une quarantaine de scientifiques en Europe, a passé au crible plusieurs pays européens, permettant de dresser la liste de ceux qui ont le mieux réagi face à la crise du Covid-19.

Norvège

La Norvège est l'État européen qui a le mieux géré la crise du coronavirus avec un excès de surmortalité d’abord négatif puis de 0,5 décès pour 1.000 habitants. Le pays a perdu 4.038 habitants des suites de la crise sanitaire sur les plus de 5 millions qui le peuplent. 

Danemark 

Juste derrière, le Danemark a énormément anticipé en empêchant de nombreux cas grâce à une politique très interventionniste.

Dès l'apparition des premiers cas, des mesures fortes ont été prises en hospitalisant parfois les malades même en l'absence de formes sévères. Et cela tout en continuant à dépister massivement la population avec une moyenne de 13,9 tests pour 1.000 habitants. 

Irlande 

L’Irlande est dans le trio de tête des pays affichant les meilleurs bilans de cette pandémie avec une surmortalité située entre 0,5 et 1,0 décès pour 1.000 habitants. 

Suède

La Suède avait au départ voulu prendre un autre chemin. Le gouvernement suédois avait d'abord souhaité laisser le virus circuler «afin de ne pas avoir d’effet rebond tout en protégeant les personnes âgées», indique Arnaud Fontanet, directeur de l’unité épidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et coauteur de l’étude.

Une stratégie «qui pouvait s’entendre à l’époque, mais dans la pratique, cela n’a pas du tout fonctionné et les Suédois ont été contraints de prendre des mesures plus fortes», rappelle le spécialiste.

Optant finalement pour des mesures drastiques, le pays scandinave s'en est finalement sorti avec un taux d’excès de mortalité de 0,5 pour 1.000 personnes, puis à moins de 0,2 lors des vagues du variant Omicron. 

France, Suisse et Allemagne

La France, la Suisse et l’Allemagne ont eu tous les trois une surmortalité située entre 1,3 et 1,5.  Et avec les Pays-Bas, ils ont été les États les plus touchés par la hausse du virus en novembre/décembre 2021. Une mauvaise performance due probablement à un manque de réactivité sur leur politique de rappel vaccinal, suggère l'étude.

Royaume-Uni

Le Royaume-Uni affiche rétrospectivement une surmortalité située entre 1,7 et 2 pour 1.000 habitants. La raison pourrait venir de leur confinement décidé une semaine plus tard que le reste de l’Europe.

C’est d'ailleurs une tendance que relève l’étude : plus le confinement a été tardif plus les conséquences négatives se sont fait sentir.

Cela s'est même vérifié sur le terrain économique : Ainsi, les pays qui ont mis en œuvre des mesures de restriction sociale précoces, alors que le nombre d’admissions à l’hôpital était faible, ont eu tendance à enregistrer moins de perte sur leur PIB (Produit intérieur brut) que les autres.

En Grande-Bretagne, en Espagne et en Italie, le PIB a par exemple chuté de 10% environ, contre 7,5% en France et moins de 5% en Allemagne, en Suisse, au Danemark et en Norvège.

Italie

L’Italie est le pays qui a le plus souffert de la crise, avec un taux de mortalité moyen de 2,7 décès pour 1.000 habitants.

En novembre 2022, 181.098 décès ont été recensés dans la péninsule malgré une politique vaccinale forte des plus âgés. 

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