En France, 900.000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. Pour limiter les risques, une récente étude met en avant les bienfaits d'une marche quotidienne, entre 3.000 et 5.000 pas.
Une activité physique saine. Selon une récente recherche publiée sur le site Nature, marcher plusieurs dizaines de minutes par jour permettrait de réduire les risques de développer des symptômes cognitifs de la maladie d'Alzheimer.
«Pour lutter contre Alzheimer, chaque pas compte», voici ce qu'écrivent les chercheurs d'Harvard et de l'hôpital de Boston auteurs de cette recherche. Ils ont analysé l'état de santé d'un panel de 296 individus déjà touchés par la maladie, via la présence de plaques amyloïdes et de la protéine Tau dans leur cerveau.
Une marche quotidienne de 7.000 pas pour repousser la maladie de 7 ans
Grâce à leur travaux, on constate que plus une personne porteuse de ces marqueurs de la maladie marche quotidiennement, plus le déclin de leur état cognitif était lent. Une balade piétonne de 30 minutes environ, qui équivaut à un total entre 3.000 et 5.000 pas selon l'allure, ferait ainsi baisser le risque de développer un déclin cognitif de trois ans.
Si l'effort est poussé jusqu'à une fourchette comprise entre 5.000 et 7.000 pas, la menace serait même repoussée de sept années. En outre, les chercheurs ont constaté qu'il n'existerait aucun bénéfice supplémentaire en ce qui concerne la maladie à marcher plus de 7.500 pas journaliers.
Selon les scientifiques, l'activité physique aurait un impact sur la quantité de protéines Tau recensée dans l'organisme, mais n'aurait pas d'effet sur les plaques amyloïques.
Auteur de l'étude, le Dr. Jasmeet Chhatwal, neurologue de l'université d'Harvard, souligne que «les facteurs liés au mode de vie semblent avoir un impact sur les premiers stades de la maladie d'Alzheimer, ce qui suggère que des changements de mode de vie pourraient ralentir l'apparition des symptômes cognitifs si nous agissons tôt».
Plus généralement, le premier facteur de risque de la maladie d'Alzheimer est l'âge. Il existe également un facteur génétique, la petite taille étant par exemple citée comme une caractéristique corrélée à un risque plus élevé de contracter la maladie.