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Foyer potentiel d'hantavirus à bord d'une croisière : trois morts, 23 nationalités... Ce que l'on sait du cauchemar vécu par les passagers

Trois passagers du MV Hondius sont possiblement morts de l'hantavirus. [REUTERS]

L’Organisation mondiale de la Santé a confirmé qu’un navire de croisière naviguant dans l’Atlantique était un possible foyer d'infection à l’hantavirus, un virus peu connu mais qui fait régulièrement l’objet d’alerte sanitaire. Ce lundi 4 mai, les passagers sont encore à la recherche d’un point de chute pour débarquer.

La croisière vire au calvaire. Près de 150 personnes sont actuellement coincées à bord d’un navire de plaisance sur l’océan Atlantique. En effet, l’embarcation serait un potentiel foyer d'infection à l’hantavirus selon l’OMS.

Selon les informations qui ont été données par l’OMS, 23 nationalités sont présentes à bord du MV Hondius qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert. L’alerte sanitaire a été lancée avec la mort de trois personnes vraisemblablement contaminées par le virus.

Deux victimes sont un couple néerlandais, lui âgé de 70 ans, décédé à bord du navire et dont le corps se trouve sur l'île de Saint-Hélène, et son épouse de 69 ans, décédée dans un hôpital sud-africain à Johannesburg. La nationalité de la troisième n'est pas connue.

Un autre passager se trouve en soins intensifs à Johannesburg et deux autres «ont besoin de soins médicaux urgents», a précisé l'opérateur néerlandais Oceanwide Expeditions. D'après l'OMS, un patient britannique a été pris en charge en Afrique du Sud.

Si l'hantavirus a été confirmé chez le passager actuellement en soins intensifs à Johannesburg, il n'est toutefois pas encore établi si le virus était à l'origine des trois décès.

Pas de débarquement au Cap-Vert

Le MS Hondius qui devait accoster dans le port de la capitale cap-verdienne Praia n’a pas été autorisé à le faire. «En coordination avec d'autres autorités également compétentes, l'autorisation d'accoster au port de Praia n'a pas été accordée au navire», a indiqué la présidente de l'Institut national de santé publique (INSP), Maria da Luz Lima.

L’OMS Europe a toutefois indiqué que l’épisode de contamination au hantavirus présente un «faible risque» de propagation. «Il n'y a aucune raison de céder à la panique ni d'imposer des restrictions de voyage», a jugé, ce lundi, le directeur régional Hans Kluge.

«Des mesures de précaution strictes sont en cours à bord, notamment des mesures d’isolement, des protocoles d'hygiène et une surveillance médicale», a indiqué ce 4 mai le croisiériste Oceanwide Expeditions.

«L'option de poursuivre la navigation vers Las Palmas ou Tenerife est envisagée comme porte d’entrée pour le débarquement, où des contrôles médicaux supplémentaires et la prise en charge pourraient avoir lieu», est-il ajouté dans le communiqué.

Pour rappel, l’hantavirus est une maladie généralement transmise à l'homme par les rongeurs, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. «Bien que rare, l'hantavirus peut se transmettre d'une personne à l'autre et entraîner des maladies respiratoires graves», a par ailleurs précisé l’OMS. 

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